Les ministres des Affaires européennes des États membres ont poursuivi, mardi 21 mars, leur tour de table des États membres en se penchant sur la situation de l’État de droit dans 5 pays, en l’occurrence la Slovaquie, la Bulgarie, la Belgique, la Finlande et la République tchèque.
La ministre suédoise des Affaires européennes, Jessika Roswall, a salué cet exercice désormais traditionnel depuis fin 2020, qui permet de mettre tous les États membres sur un « pied d’égalité » et d’échanger les « meilleures pratiques » quand les procédures dites 'Article 7' sont considérées comme discriminantes par la Pologne et la Hongrie.
La discussion s’inspire des rapports annuels de la Commission évaluant l’indépendance de la justice, la lutte contre la corruption ou la liberté des médias.
Le commissaire à la Justice, Didier Reynders, a ainsi salué mardi les nouvelles réformes en Slovaquie pour améliorer l’efficacité de la justice et les progrès sur les enquêtes sur la corruption de haut niveau.
En Finlande, il a noté l’amélioration du cadre pour les ONG. La Belgique a aussi progressé dans les enquêtes sur la corruption de haut niveau, même si la prévention des cas de corruption doit être améliorée. En Bulgarie, des progrès ont été faits sur la corruption, mais il faut aller plus loin sur la corruption de haut niveau et l’encadrement du lobbying.
Il faut aussi plus de transparence dans les publicités d’État dans les médias, a-t-il résumé. (Solenn Paulic)