Rosa Estaràs Ferragut (PPE, espagnole) a présenté, mardi 24 janvier, son projet d’avis sur la proposition de directive pour lutter contre les violences de genre (EUROPE 13098/11) à la commission de l’emploi (EMPL) du Parlement européen.
Elle plaide notamment pour des dispositions renforcées en matière de lutte contre le harcèlement ou les violences dans le monde du travail. « Il devrait y avoir des normes minimales sur le cyberharcèlement sur le lieu de travail dans les États membres [ainsi qu’un] suivi doté des ressources suffisantes », a-t-elle plaidé. Mme Estaràs Ferragut a également mis l’accent sur la prévention, préconisant « des formations continues des travailleurs et des employés pour que tout cas de violence sexiste soit détecté immédiatement ».
Par ailleurs, elle porte une attention particulière aux personnes handicapées, soulignant, entre autres, que « la procédure de signalement des violences est souvent hors de [leur] portée » faute de normes adaptées ou d’informations.
Si le projet d’avis a été accueilli favorablement, certains eurodéputés ont déjà signalé qu’ils proposeront des amendements. Vilija Blinkevičiūtė (S&D, lituanienne) compte ainsi inclure des dispositions sur les violences en télétravail ou perpétrées par des tiers dans le cadre du travail, des mesures de protection de l’emploi des victimes de violences domestiques et la mise en place de conventions collectives sur le harcèlement au travail.
Sylvie Brunet (Renew Europe, française), pour sa part, compte insister sur les formations des dirigeants d'entreprises aux violences de genre, sur le besoin de garantir une assistance juridique aux victimes de harcèlement qui souhaiteraient conserver leur emploi ainsi que sur la nécessité de tenir compte d’autres groupes vulnérables, tels que la communauté LGBTQI+.
Pour lire le projet d’avis : https://aeur.eu/f/51r (Hélène Seynaeve)