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Bulletin Quotidien Europe N° 13106
SOCIAL - ÉDUCATION - CULTURE / Social/emploi

La Présidence suédoise du Conseil de l'UE défendra la spécificité des modèles sociaux nationaux

La ministre suédoise de l’Egalité et vice-ministre en charge de l’Emploi, Paulina Brandberg, a défendu devant les membres de la commission 'Emploi et affaires sociales' du PE, mardi 24 janvier, les projets de son gouvernement de rejoindre le Danemark devant la Cour de justice afin de faire annuler la directive sur les salaires minimaux et a estimé que tous les États membres pourraient profiter de cette action pour « tester » et clarifier le champ des compétences de l’UE.

Venue présenter les priorités de la Présidence suédoise du Conseil de l’UE aux côtés de la ministre Anna Tenje, chargée des personnes âgées et de la sécurité sociale, Paulina Brandberg a aussi promis aux eurodéputés de tout faire pour obtenir un accord d’ici juin sur la directive relative aux conditions de travail des travailleurs des plateformes numériques, après l’échec des tentatives tchèques en décembre.

La ministre a toutefois reconnu les « écarts importants » dans les positions des États membres. Il est « important qu’on prenne le temps nécessaire pour éliminer tous les problèmes entre les États membres », a-t-elle répondu à la députée française Leïla Chaibi (La Gauche), et « dégager les meilleures conditions possible pour un accord ». La ministre n’a toutefois pas donné de détails sur la méthode de travail ni sur les solutions qu’elle préconisera sur le principe de présomption de salariat, l’une des questions les plus complexes.

Le programme de travail suédois envisage un possible accord général en mars, mais le prochain groupe technique au Conseil de l’UE ne se réunira qu'à la mi-février.

Autre priorité : le dialogue social, qui fera l’objet d’une recommandation du Conseil de l’UE le 25 janvier et que la Présidence prévoit de faire adopter en juin (voir article lié), et la défense du rôle « fondamental » des partenaires sociaux, notamment en Suède, où ils permettent au marché du travail de bien fonctionner.

C’est en partie pour défendre ce modèle suédois très spécifique que le gouvernement a décidé de rejoindre Copenhague devant la Cour de justice de l’UE.

Interrogée ici - et félicitée - par l’élue française Dominique Bilde (ID), la ministre a loué la qualité du modèle social suédois, qui permet de fixer les rémunérations et qui « fonctionne bien » avec peu de grèves. « Il est important qu’on ait une directive » qui puisse « s’adapter à la réalité » dans les pays membres.

La Présidence suédoise compte aussi boucler le dossier de l’exposition professionnelle à l’amiante. La santé et la sécurité au travail feront aussi l’objet d’une grande attention, avec un évènement sur le sujet en Suède à la mi-mai.

Anna Tenje, de son côté, a confirmé le projet de la Présidence de relancer les travaux sur la coordination des régimes de sécurité sociale, dont les règles doivent être « adaptées aux nouvelles réalités économiques et sociales ». La Suède favorisera aussi le maintien plus longtemps des seniors sur le marché du travail, avec des carrières « plus longues et plus durables » et en « bonne santé ». (Solenn Paulic)

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