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Bulletin Quotidien Europe N° 13106
SOCIAL - ÉDUCATION - CULTURE / Éducation

Alliances universitaires européennes, des résultats prometteurs, mais des défis financiers et administratifs

Depuis 2019, l’initiative 'Universités européennes' de l'espace européen de l'éducation (EUROPE 12571/8) a fait émerger autant de résultats prometteurs que de défis. Une étude présentée mardi 24 janvier à la commission de la culture (CULT) du Parlement européen a notamment souligné des difficultés de financement et de gouvernance.

Ainsi, pour les 44 alliances universitaires regroupant 340 institutions, créées dans le cadre de cette initiative, s'associer leur a permis de rendre leurs formations plus attractives et en adéquation avec les attentes du marché ou encore de développer des méthodes d'enseignement hybrides inclusives.

Néanmoins, les financements d’Erasmus+ étant limités, elles dépendent également de financements nationaux, voire des ressources de leurs universités partenaires. Pour Barend van der Meulen, coauteur de l’étude, la solution ne serait pas tant d’augmenter les subventions européennes que de trouver des mécanismes de cofinancement. « Cet objectif pourrait être atteint en mettant en exergue le lien entre l'espace européen de l'éducation et l'espace européen de la recherche ou d'autres domaines d'action de l'UE », a-t-il recommandé. 

Une représentante de la Commission a également rappelé que les financements sont passés de 5 millions d’euros sur 3 ans, à 14,4 millions d’euros sur 4 ans, dans l’objectif de parvenir à un total de 60 alliances avec 500 partenaires d’ici la mi-2024.

Par ailleurs, les alliances se heurtent à des obstacles administratifs, tant en matière de reconnaissance des diplômes que pour l’obtention d’un statut légal leur permettant d’avoir une gouvernance autonome et adaptée. Il s'agit là de freins liés à des cadres réglementaires nationaux divergents, en dépit du processus de Bologne, et auxquels la Commission a promis de prêter attention. 

Enfin, des députés ont déploré un processus de sélection qui favorise des grandes universités établies, avec une surreprésentation d’institutions au sud et au nord de l’Europe. Le rapport, lui, estime que le processus de sélection est inclusif au niveau régional. M. van der Meulen, quant à lui, a souligné que des universités peuvent conclure leurs propres alliances bilatérales en dehors de l’initiative. 

Pour lire l’étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/51q  (Hélène Seynaeve)

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