La Commission européenne fournit des statistiques européennes « de qualité généralement suffisante et adaptées à l'usage des décideurs politiques », des entreprises et du public, a estimé la Cour des comptes européenne dans un rapport publié mardi 29 novembre.
Néanmoins, les auditeurs de l'UE ont relevé plusieurs « faiblesses » dans la production de ces statistiques. Selon eux, les parties prenantes devraient davantage être consultées sur les priorités dans ce domaine. Et la composition du Comité consultatif européen de la statistique (ESAC) devrait être revue afin d'y inclure la société civile, les ONG et les organisations internationales.
La Cour fait aussi état de « lacunes » dans des domaines statistiques importants tels que le travail, les entreprises et la santé. Certains États membres, comme la France, ont tardé à transmettre certaines statistiques en matière de santé, par exemple.
Une autre lacune relevée par la Cour des comptes concerne le manque de pouvoirs de vérification de l'Office européen des statistiques (Eurostat), qui n'a pas le droit de vérifier la fiabilité des données des États membres sur le travail et la population, par exemple. Or, ces statistiques constituent la base de diverses contributions de l'UE, y compris le financement de la reprise économique après la pandémie de Covid-19.
« L'allocation de fonds européens basée sur ces données pourrait donc s'avérer inexacte », a souligné la Cour dans un communiqué.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/4ch (Mathieu Bion)