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Bulletin Quotidien Europe N° 13073
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Invasion Russe de l'Ukraine / Otan

Selon M. Mols, la mobilité militaire est une des réussites de la défense européenne

Le chef de la division pour la Sécurité et la Défense du Service européen pour l’action extérieure, Stijn Mols, a estimé, mardi 29 novembre, que la mobilité militaire était « une des réussites de la défense européenne ».

« Le renforcement de la mobilité militaire est plus important que jamais avec le retour de la guerre », a-t-il souligné lors d’une audition en sous-commission 'Sécurité et Défense' du Parlement européen.

« Nous avons constaté nombre de progrès, mais il y a des goulets d’étranglement et des solutions davantage structurées sont nécessaires », a précisé M. Mols, citant notamment les différences d’écartement des voies ferroviaires, les menaces hybrides et dans le cyberespace ou encore la flambée de demandes de transports de civils.

Au-delà des infrastructures, le général néerlandais Henny Bouman, chargé du projet de coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais) sur la mobilité militaire, a mis en avant le défi administratif.

« Les États membres se sont tous mis d’accord pour avoir un accord sur les mouvements transfrontières dans les cinq jours. Cela reste un défi dans de nombreux États membres », a-t-il expliqué, ajoutant que les pays participant au projet avaient déjà signé deux accords techniques qui doivent simplifier et harmoniser les procédures.

Selon François Arbault, directeur pour l’industrie de la défense à la DG DEFIS de la Commission européenne, un accord financier va être signé dans les prochains jours avec un consortium d’entreprises de 9 États membres et de la Norvège, avec un budget de 9 millions d’euros, avec l'objectif d'avoir à la mi-2025 un système numérique disponible qui permettrait l’accélération de la mobilité militaire.

M. Mols, tout comme M. Arbault, ont en outre mis l’accent sur la résilience. Pour ce dernier, « plus que jamais, c’est la priorité absolue, au cœur de la mobilité militaire. Il faut un délai de réaction raccourci et avec des infrastructures de transports résilientes, durables et adaptées ». 

Les deux hommes ont également plaidé pour des fonds supplémentaires pour la mobilité militaire. « Le besoin d’une amélioration dans les infrastructures sera plus important que le budget de mobilité disponible », a souligné M. Mols, appelant à un renforcement du budget dans le cadre de Connecting Europe et de la révision à mi-parcours du budget pluriannuel. Pour 2023, 295,2 milliards d’euros sont prévus pour améliorer la mobilité civile et militaire.

Pour sa part, le général Bouman a rappelé que l'objectif final de la mobilité militaire consistait en des corridors multimodaux, un ajustement douanier, des autorisations rapides et la libre circulation des biens militaires dangereux. « Pour atteindre ces objectifs, on s’est fixé des jalons, trois phases : sensibilisation, alignement, puis optimisation. Nous en sommes encore à la 1ère phase, mais à la fin de celle-ci », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)

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