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Bulletin Quotidien Europe N° 13068
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les ministres de l’UE s’inquiètent des financements pour mettre en œuvre la loi sur la restauration de la nature

Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE se sont inquiétés, lundi 21 novembre à Bruxelles, des moyens financiers qui seront mis à disposition des agriculteurs pour mettre en œuvre le règlement sur la restauration de la nature.

La proposition prévoit des objectifs contraignants de restauration d'au moins 20% des écosystèmes terrestres et marins de l'UE d'ici 2030 et de tous les écosystèmes nécessitant d'être restaurés d'ici 2050 (EUROPE 12977/17).

« Une partie des fonds est dans la politique agricole commune, certes, mais la question des moyens va être posée rapidement », a ainsi indiqué Marc Fesneau, le ministre français de l’Agriculture. Et le Néerlandais Piet Adema s’est demandé : « Aurons-nous les financements suffisants ? Cela nous semble compliqué ».

« Les montants financiers sont très élevés et nous ne partons pas de zéro », a relevé Luis Planas, le ministre espagnol. Il a demandé de clarifier les aspects financiers de la mise en œuvre du règlement sur la restauration de la nature.

Le commissaire européen à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, a mis les ministres face à leurs responsabilités : « Votre rôle est crucial, puisqu’il vous revient d'attribuer les financements du cadre financier pluriannuel et de faire le meilleur usage des ressources disponibles dans le cadre de la PAC et de la politique commune de la pêche ». L’objectif est d’accorder 7,5% du CFP à la biodiversité en 2024, et 10% en 2026 et 2027, a précisé le commissaire.

L’Espagne a demandé de préciser la définition de ‘bonnes conditions pour les écosystèmes’. L’Italie a demandé des précisions en matière de méthodologie, s’agissant de certains indicateurs proposés.

S’ils se sont montrés favorables, sur le principe, aux objectifs fixés dans la proposition de la Commission, les ministres de l’Agriculture ont également fait part de leurs inquiétudes quant à la charge administrative accrue qu’induirait, selon eux, le règlement (notamment la mise en place de plans nationaux de restauration).

Les ministres de plusieurs pays (Autriche, Slovaquie, Espagne, France…) ont aussi évoqué les menaces que ferait peser ce texte sur la souveraineté alimentaire et se sont interrogés sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés dans les temps impartis. (Lionel Changeur)

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