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Bulletin Quotidien Europe N° 13068
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ACTION EXTÉRIEURE / Afrique de l'ouest

'initiative d'Accra', Charles Michel assure que l’UE est 'à l’écoute' des dirigeants africains pour aider à combattre la contagion terroriste 'sans agenda caché'

A l’ouverture de la conférence des chefs d’État ou de gouvernement de l’'Initiative d’Accra', le président du Conseil européen, Charles Michel, a plaidé, mardi 22 novembre au Ghana, en faveur d'un partenariat opérationnel en matière de sécurité entre l'UE et l’Afrique de l'Ouest pour combattre efficacement le terrorisme, en appui aux opérations africaines conduites par les Africains, puisque « l'UE croit aux solutions africaines aux problèmes africains ».

L''Initiative d'Accra' a été lancée en septembre 2017 par cinq pays - le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo - en réponse à l'insécurité croissante résultant de l'extrémisme violent dans la région.

« Cela fait des années que nous discutons du risque de contagion du terrorisme au Sahel aux États côtiers. Et aujourd'hui, ce n'est plus une menace, c'est une réalité », a déclaré M. Michel, qui poursuivait au Ghana sa tournée en Afrique de l'Ouest, après la Mauritanie (EUROPE 13067/21).

M. Michel a rappelé que le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, avait coprésidé la table ronde sur la paix et la sécurité lors du sixième sommet Union africaine/Union européenne, en février à Bruxelles (EUROPE 12894/1).

Soulignant que l'UE est « le premier soutien politique et financier de l'architecture africaine de paix et de sécurité » - depuis la Somalie en appui à l'Amisom, jusqu'à la province de Gabo Delgado au Mozambique, en passant par dix années de présence au Sahel -, il a assuré que l'UE partageait l'objectif des pays membres de l''Initiative d'Accra' de « se concentrer sur les opérations plutôt que sur les institutions ».

Selon lui, l'UE est déterminée à « écouter les analyses » des pays concernés pour répondre aux besoins opérationnels des États qui sont en première ligne pour les aider à atteindre leurs objectifs.

« Nous n'avons pas d'agenda caché. Notre agenda est bien connu : fournir des résultats durables, parce que la stabilité et la prospérité sur le continent africain, c'est bon pour le monde, c'est bon pour l'Europe et votre appropriation ('ownership' : le fait de conduire les opérations : NDLR) est notre devise », a assuré Charles Michel aux dirigeants africains.

Selon lui, il convient d'approfondir le dialogue politique et de s'entendre sur les termes de la coopération future dans un triple objectif de clarification : - clarifier ce qui peut être fait au niveau bilatéral et régional en garantissant la coordination entre ces différents niveaux ; - clarifier ce qui peut être fait en termes de gestion intégrée des frontières ou de déploiement des autorités de l'État sur les territoires ; - clarifier ce qui peut être fait pour le développement économique des zones enclavées.

En marge de cette conférence, Charles Michel a rencontré le président ghanéen et le président du Togo, Faure Gnassingbé et le président du Bénin, Patrice Talon.

Le 28 novembre prochain, le Conseil 'Affaires étrangères/Développement' de l'UE, tout comme la Commission européenne et la Commission de l'Union africaine, réunies pour leur rencontre annuelle, se pencheront sur le suivi du sommet UA/UE de février. (Aminata Niang)

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