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Bulletin Quotidien Europe N° 13062
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Migrants secourus en mer, la Présidence tchèque du Conseil de l'UE va sonder les États membres sur la tenue d'une potentielle réunion ministérielle extraordinaire

La Présidence tchèque du Conseil de l’UE devrait décider, mercredi 16 novembre, après une réunion des ambassadeurs des États membres dédiée notamment à l’agenda de la prochaine réunion formelle du Conseil 'Affaires intérieures' des 8 et 9 décembre, si elle convoque ou non une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE, a indiqué une source européenne lundi 14 novembre.

Une telle réunion servirait à discuter des tensions survenues ces derniers jours entre la France et l’Italie au sujet du débarquement des 230 migrants sauvés par l’ONG SOS Méditerranée et des solutions pour coordonner les opérations de débarquement de migrants secourus en mer. 

C'est le vice-président de la Commission, Margarítis Schinás, qui a demandé au cours du week-end la convocation d’une telle réunion extraordinaire dans un entretien avec Politico. Il a aussi annoncé que la Commission travaille à « un plan d’action » pour répondre à ces situations et gérer plus largement les arrivées de migrants sur cette route de la Méditerranée centrale.

La Commission a plus généralement rappelé, le 14 novembre, l’urgence pour les États membres de s’entendre sur les propositions du 'Pacte Asile et migration', lequel contient notamment des éléments pour répondre à la question des débarquements de personnes secourues en mer.

Quatre pays membres - l’Italie, Malte, Chypre et la Grèce - ont également publié une déclaration commune, samedi 12 novembre.

Ils y critiquent le fait que le nombre de promesses de relocalisations faites par les États membres participant au mécanisme volontaire de solidarité acté en juin sous la Présidence française du Conseil de l’UE « ne représente qu'une très petite fraction du nombre réel d'arrivées irrégulières que nous avons reçues jusqu'à présent cette année ».

De plus, « jusqu'à présent, le mécanisme a été lent à atteindre son objectif déclaré d'alléger la charge à laquelle nous, en tant qu'États membres de première ligne, sommes constamment exposés, car seul un petit nombre de relocalisations a été mis en œuvre jusqu'à présent. C'est malheureux et décevant ».

Les quatre pays critiquent aussi le « modus operandi de ces navires privés », qui n'est « pas conforme à l'esprit du cadre juridique international relatif aux opérations de recherche et de sauvetage, qui doit être respecté. Chaque État doit exercer effectivement sa juridiction et son contrôle sur les navires battant son pavillon ».

« Il est urgent et nécessaire d'engager une discussion sérieuse sur la manière de mieux coordonner ces opérations en Méditerranée, notamment en veillant à ce que tous ces navires privés respectent les conventions internationales pertinentes et les autres règles applicables, et à ce que tous les États du pavillon assument leurs responsabilités conformément à leurs obligations internationales », ajoute cette déclaration conjointe. (Solenn Paulic)

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