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Bulletin Quotidien Europe N° 13061
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Droits fondamentaux

Le Parlement européen dénonce la persistance d’un racisme structurel au sein de l’UE

Le Parlement européen a adopté, jeudi 10 novembre, un rapport sur la justice raciale, la non-discrimination et l’antiracisme par 442 votes en faveur, 114 contre et 42 abstentions. Porté par la commission des libertés civiles (LIBE), celui-ci dénonce le racisme structurel au sein de l'UE tout en appelant les institutions européennes et les États membres à l’action (EUROPE 13040/26). 

Le rapport demande notamment à la Commission européenne de s'assurer de la mise en œuvre des directives relatives à l’égalité raciale (2000/43) et à l’égalité de traitement en matière d’emploi (2000/78) ainsi que de la décision-cadre du Conseil de l’UE sur la lutte contre le racisme et la xénophobie (2008/913). « L'UE doit veiller à ce que les mesures de lutte contre le racisme soient appliquées efficacement », a insisté Seán Kelly (PPE, irlandais). 

Encore peu de plans d’action nationaux

Des eurodéputés, dont Juan Fernando López Aguilar (S&D, espagnol) et Maite Pagazaurtundúa (Renew Europe, espagnole), ont également déploré que seuls 12 États membres disposent de plans d’action nationaux prévus par le plan d’action contre le racisme 2020-2025 de la Commission. 

La commissaire à l’Égalité, Helena Dalli, présente lors du débat, a renouvelé sa promesse de fournir un rapport à ce sujet en 2023. Elle a toutefois souligné qu’en incluant les pays qui ont intégré leurs mesures au sein de « plans plus généraux sur les droits de l’homme ou d’autres stratégies », 16 États membres ont pris des dispositions pour lutter contre le racisme.

Une adoption houleuse

À l’exception des groupes ID et CRE, les eurodéputés ont accueilli favorablement le rapport. « Je ne suis pas surprise que l'extrême droite s'élève contre ce rapport important », a rétorqué Evin Icnir (S&D, suédoise), rapporteur, qualifiant toutefois de « honteuse » l’absence du Conseil lors du débat. 

Assita Kanko (CRE, belge) a également tenté d’introduire un amendement oral contre les « conceptions ‘woke’ [...] qui poussent les gens dans des minorités ou majorités imaginées ». Accueillie par de fermes protestations au sein de l’hémicycle, sa demande a été rejetée.

Pour lire le rapport adopté : https://aeur.eu/f/3zz (Hélène Seynaeve)

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