Lors du Conseil 'Agriculture' de lundi 17 octobre, la France et l’Allemagne, soutenues par l’Autriche, la Belgique, Chypre, la Finlande, l’Irlande, le Luxembourg et le Portugal, ont demandé une interdiction au niveau européen de la mise à mort systématique des poussins mâles.
Les ministres de l'Agriculture de ces pays ont demandé à la Commission européenne de présenter une étude d’impact concernant une interdiction à l’échelle de l’UE de cette pratique barbare. La Commission est invitée à présenter une telle proposition dans le cadre du paquet attendu au troisième trimestre 2023 révisant la législation sur le bien-être animal.
L’Espagne a également soutenu cette requête, de même que la Slovénie ou encore l’Italie et le Portugal.
Les Pays-Bas sont pour cette interdiction, mais ont fait référence au risque de voir cette pratique se poursuivre dans les pays tiers.
Le tri des œufs devrait se faire aussitôt que possible en cas d’interdiction au niveau de l’UE, a suggéré la Suède.
Le Danemark a dit attendre les informations de la France et de l’Allemagne en la matière sur les alternatives au broyage des poussins mâles. La technologie de sexage in ovo, pour éviter le broyage, a été soutenue notamment par la Roumanie.
La Hongrie, la Bulgarie et la Grèce ont demandé de tenir compte des aspects socioéconomiques d'une interdiction au niveau de l'UE et des différences dans les systèmes d’élevage des pays de l’UE et d’aider les exploitants dans la transition.
Stella Kyriakides, la commissaire européenne à la Santé, a proposé une « sortie progressive » (élimination de cette pratique avec une période transitoire) et promis une étude d'impact dans le cadre du paquet de propositions améliorant le bien-être animal.
Lien vers la note franco-allemande : https://aeur.eu/f/3n0 (Lionel Changeur)