La Commission européenne a annoncé, jeudi 30 juin, la signature d'un accord entre Europol et la Nouvelle-Zélande concernant l'échange de données à caractère personnel entre cette dernière et l'UE. L'annonce de cet accord intervient alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, recevait, à Bruxelles, la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern (EUROPE 12983/5).
L’accord sur l’échange de données à caractère personnel permettra de renforcer la coopération en matière de répression tout en maintenant un « niveau de protection élevé pour les droits fondamentaux », a indiqué la Commission européenne par voie de communiqué.
Europol pourra ainsi « soutenir les autorités néo-zélandaises dans des enquêtes concrètes », notamment dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, les abus sexuels sur les enfants et la cybercriminalité.
L'UE et la Nouvelle-Zélande étaient déjà convenues de renforcer la coopération en matière de répression à la suite des attentats de Christchurch en mars 2019. Une coopération étroite dans le cadre de l'appel de Christchurch (EUROPE 12256/36) avait été mise en œuvre pour éliminer les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne.
En outre, l'UE et la Nouvelle-Zélande ont réitéré leur engagement à poursuivre leur coopération pour lutter contre la désinformation en ligne, à améliorer leurs capacités de réaction aux crises et à s'attaquer aux facteurs de radicalisation, notamment en améliorant la transparence et la gestion des systèmes algorithmiques.
Le Parlement européen devra désormais se prononcer et donner son accord avant la conclusion de cet accord. (Thomas Mangin)