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Bulletin Quotidien Europe N° 12955
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Charles Michel énonce sa vision d'une « Communauté géopolitique européenne »

Quelques jours après les déclarations du président français, Emmanuel Macron (EUROPE 12948/3), le président du Conseil européen, Charles Michel, a repris à son compte l'idée de donner à l'Europe continent « une réalité politique » à travers la création d'une « Communauté géopolitique européenne », mercredi 18 mai, lors d'un discours au Comité économique et social européen.

Soulignant l'urgence d'avancer sur un tel projet en réaction à l'onde de choc de l'invasion russe de l'Ukraine, M. Michel a assuré qu'une telle communauté aurait pour objectif de « promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité sur notre continent » en y associant les pays des Balkans occidentaux et/ou du Partenariat oriental. Elle ne viserait pas à remplacer l'élargissement de l'Union européenne aux pays européens tiers qui en feraient partie. « Ce ne (serait) pas non plus une garantie, pour ceux qui y participent, d'être un jour membres de l'UE », a-t-il toutefois souligné.

Selon M. Michel, il reviendrait aux chefs d'État ou de gouvernement des pays participants de piloter le dispositif en se réunissant « au moins deux fois par an ». La politique étrangère constituerait un axe majeur de coopération, mais l'accent serait aussi mis sur l'association aux programmes socioéconomiques qui ne nécessitent pas d'alignement réglementaire (Erasmus, programme de recherche Horizon Europe, infrastructures de transport et d'énergie).

Cette question sera à l'ordre du jour du Conseil européen de juin, en marge duquel une réunion avec les dirigeants des Balkans occidentaux aura lieu (voir autre nouvelle). M. Michel propose « la tenue d'une conférence, autour de l'été », qui réunira les dirigeants de l'UE et ceux des pays partenaires concernés.

Élargissement. Le président du Conseil européen souhaite, par ailleurs, donner un nouvel élan au processus d'élargissement, dix-neuf ans après l'octroi d'une perspective européenne aux pays Balkans occidentaux.

« Il est urgent de franchir un cap. Et de générer un nouvel élan pour encourager les réformes... et faire avancer l'intégration européenne », a-t-il dit, convaincu de la nécessité de « rendre le processus plus rapide, progressif et réversible ».

 D'après M. Michel, pendant le processus d'adhésion, un pays satisfaisant aux normes nécessaires dans un secteur donné pourrait participer activement avec voix consultative aux travaux du Conseil et il serait progressivement intégré dans les actions de l'UE dans certains domaines (marché intérieur, télécommunications, énergie). Et lorsque le pays atteint certains critères de référence, il bénéficierait également de l'accès aux programmes et financements européens.

Toutefois, « un retour en arrière aurait un impact direct sur le niveau d'intégration du pays » à l'UE, a estimé M. Michel. Par exemple, si un pays fait marche arrière en matière d'État de droit, certains des avantages acquis de l'intégration pourraient lui être retirés.

Quant aux différends bilatéraux, « souvent motivés par des questions relatives aux minorités » et qui ralentissent le processus d'élargissement, ils devraient faire l'objet d'une « attention particulière et immédiate », a-t-il estimé. (Mathieu Bion)

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