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Bulletin Quotidien Europe N° 12945
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Affaires intÉrieures

Le Parlement européen est déçu par l'attitude de la Commission quant aux révélations sur le logiciel espion Pegasus

Le Parlement européen a critiqué, mercredi 4 mai, lors d'un débat en plénière, l’attitude du Conseil de l’UE et de la Commission européenne qui refusent, en ce qui concerne cette dernière, de mener une vraie enquête sur les accusations d’espionnage d'hommes politiques ou de journalistes par le logiciel Pegasus et se retranchent « derrière la sécurité nationale » et les compétences des États membres, a ainsi déclaré le Néerlandais Jeroen Lenaers (PPE), président de la nouvelle commission d’enquête du PE.

Il s’est dit « déçu » par l’attitude de la Commission alors que des eurodéputés catalans et même le commissaire Didier Reynders ont été visés .

Cette commission d’enquête, qui a entamé ses travaux le 19 avril, devra « apporter les réponses que vous ne nous donnez pas » et amener à « l’interdiction de ces outils », a jugé Saskia Bricmont (Verts/ALE, belge).

Pour Sophie in ’t Veld (Renew Europe, néerlandaise), la commission d’enquête du PE devra permettre d’établir « qui » est derrière ces écoutes, dont le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, vient à son tour d’être victime.

C’est le commissaire Johannes Hahn qui a pris la parole pendant ce débat. S’il a condamné ces pratiques et jugé qu’elles violaient notamment la protection des communications et la vie privée, comme encadré dans le règlement e-privacy, il a estimé que les enquêtes relevaient des États membres, compétents en matière de sécurité nationale. (Solenn Paulic)

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