Face à l’afflux de personnes fuyant l’Ukraine (90% de femmes et enfants), le groupe d’États contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe (GRETA) a publié, mercredi 4 mai, une « note d’orientation » où il liste les mesures d’urgence.
Il y souligne la nécessité d’un enregistrement de tous les réfugiés, y compris ceux qui sont dépourvus de papiers, et d’une présence accrue d’agents de forces de l’ordre spécialement formés affectés aux points de passage de frontières ainsi que dans les gares ferroviaires et routières.
Le GRETA recommande aussi la création d’itinéraires officiels et sûrs ainsi que l’instauration de la gratuité des transports, qu’ils soient publics ou gérés par des organisations de confiance.
Afin d’éviter tout risque de traite, il importe aussi de vérifier et enregistrer tous les bénévoles, individus et sociétés privées offrant une assistance, d’installer les hébergements dans des zones sûres, de garantir un accès facile et gratuit aux soins de santé et au soutien psychologique pour les adultes et les enfants ainsi qu’aux soins de santé sexuelle et reproductive pour les victimes de violence sexuelle.
L’information sur les risques d’être victime de la traite est essentielle à chaque étape, précise la note, qui insiste également sur la surveillance des offres d’emploi en ligne et des sites de services sexuels.
En ce qui concerne les enfants, le GRETA recommande l’enregistrement et la protection immédiate des mineurs non accompagnés et des enfants voyageant avec des adultes sans lien de parenté.
Sont également préconisés : la présence de femmes parmi les garde-frontières et les autres agents ainsi que l’aménagement d’espaces de couchage et de sanitaires réservés aux femmes seules, avec ou sans enfants.
Lien vers la note d'orientation : https://aeur.eu/f/1hg (Véronique Leblanc)