Plusieurs ONG, dont Oceana, ont appelé la Commission européenne, mardi 3 mai, à présenter une proposition législative visant à interdire « la pêche destructrice » et les activités extractives industrielles dans les zones marines protégées, après le vote du Parlement européen (EUROPE 12944/7).
Oceana salue le fait que le PE demande d'interdire les activités industrielles extractives, « qui incluent les pratiques de pêche comme le chalutage de fond » dans toutes les zones marines protégées.
L’eurodéputée Caroline Roose (Verts/ALE, française), quant à elle, est très remontée : « en s’opposant à une interdiction du chalutage de fond dans toutes les aires marines protégées, les groupes conservateurs et une partie des libéraux ont accepté que la vaste majorité de ces zones ne soient protégées que sur le papier et que les techniques de pêche les plus destructrices y soient toujours autorisées ».
Selon elle, le groupe Renew Europe a été « divisé dans cette vaste opération de ‘blue washing’ ». Environ 35 membres de ce groupe, dont Pascal Canfin, président de la commission de l'environnement, ont voté contre l'amendement de Pierre Karleskind, à la tête de la commission pêche.
Le PE demande ainsi d’interdire le recours aux techniques néfastes dans ses zones marines « strictement protégées », sur la base des meilleurs avis scientifiques disponibles, et de bannir dans ces zones les activités industrielles d’extraction néfastes pour l’environnement (exploitation minière et de combustibles fossiles). (Lionel Changeur)