Le président du Conseil européen, Charles Michel, a décidé de ne pas convoquer de sommet de la zone euro, vendredi 25 mars, préférant focaliser les travaux des dirigeants européens sur la réponse de l'Union européenne à l'invasion russe de l'Ukraine (voir autres nouvelles).
Dans sa lettre adressée aux leaders de la zone euro, le président de l'Eurogroupe, M. Donohoe, relève qu'au sortir de la vague Omicron de la pandémie de Covid-19, l'économie européenne repose sur des fondamentaux solides garantissant la poursuite de la croissance. Prédominent néanmoins les risques à la baisse découlant de la poussée inflationniste nourrie par la flambée des prix énergétiques et une offre insuffisante par rapport à la demande.
M. Donohoe fait valoir l'action coordonnée des États membres pour soutenir les secteurs ayant souffert de la pandémie ainsi que leur capacité à mener des politiques budgétaires agiles et flexibles pour s'adapter à la nouvelle donne macroéconomique (EUROPE 12915/19).
Début mars, la BCE a ainsi revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, les ramenant à hauteur de 3,7% pour 2022, de 2,8% pour 2023 et de 1,6% en 2024. Toutefois, elle a annoncé la poursuite de la normalisation de sa politique monétaire très accommodante poursuivie pendant la pandémie (EUROPE 12908/23).
En mai, la Commission européenne fournira une nouvelle analyse visant à confirmer, ou infirmer, la désactivation, à partir de 2023, de la clause dérogatoire du Pacte de stabilité et de croissance.
M. Donohoe espère parvenir, d'ici au sommet européen de juin, à un accord à l'Eurogroupe sur un programme de travail relatif au parachèvement de l'union bancaire (EUROPE 12911/18).
Voir la lettre du président de l'Eurogroupe: https://aeur.eu/f/VA
Semestre européen. À noter que, dans le cadre du processus budgétaire du 'Semestre européen', les Vingt-sept endosseront la recommandation pour la zone euro qui préconise une orientation budgétaire globalement neutre en 2023 (EUROPE 12867/9). (Mathieu Bion)