Les dirigeants de l'Union européenne appelleront les institutions européennes à poursuivre les travaux destinés à renforcer l'économie européenne, notamment en réduisant « les dépendances stratégiques » que la pandémie de Covid-19 et, désormais, l'impact économique de l'invasion russe de l'Ukraine ont mises en lumière.
Reprenant à leur compte la Déclaration de Versailles en la matière adoptée il y a deux semaines (EUROPE 12909/1), le Conseil européen identifiera quatre secteurs d'activité très sensibles : - les matières premières critiques (constitution de stocks, meilleure efficacité dans l'utilisation des ressources) ; - les semi-conducteurs (objectif : produire dans l'UE 20% de la production mondiale d'ici à 2030) ; - la santé ; - le numérique ; - l'alimentation (en particulier la production de protéines végétales).
Les réunions de printemps du Conseil européen étant traditionnellement consacrées aux questions socio-économiques, les Vingt-sept préconiseront un approfondissement du marché intérieur, surtout dans les secteurs du numérique et des services, ainsi qu'une mise en œuvre de la stratégie industrielle de l'UE et de la stratégie pour les PME. Ils plaideront pour une intégration accrue des écosystèmes nationaux, une réduction des goulets d'étranglement en matière d'approvisionnement et, au niveau international, pour le maintien de la capacité de l'UE à influencer l'élaboration des normes techniques.
Voir le projet de conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/vu (Mathieu Bion)