Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a assuré que la suspension des lanceurs Soyouz à Kourou en Guyane française, annoncée par l’agence russe Roskosmos, n’allait porter « aucune conséquence sur la continuité et la qualité des services de Galileo et de Copernicus », dans une déclaration publiée samedi 26 février.
Le commissaire a ajouté que l’annonce russe, qui est une réponse aux sanctions européennes imposées à la Russie (EUROPE 12899/2), n’avait par ailleurs aucune incidence sur la continuité du développement de ces infrastructures. Le commissaire a confirmé que le développement de la deuxième génération de ces deux programmes se poursuivrait.
Il a ajouté que l’Union européenne était dans tous les cas prête à protéger les infrastructures européennes critiques en cas d’agression, avant d’insister sur la poursuite des développements des lanceurs Ariane 6 et Vega C, toujours en vue de garantir l'autonomie européenne d'accès à l'espace (EUROPE 12892/19). Arianespace, la société d'exploitation des lanceurs, et notamment Soyouz, n'avait pas encore publiquement commenté l'annonce russe à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Du côté de l’Agence spatiale européenne (ESA), les choses semblent moins tranchées. Le directeur général, Josef Aschbacher, après avoir indiqué que l’agression russe n’allait avoir aucune incidence sur les programmes de coopération avec la Russie (comme ExoMars) (EUROPE 12899/12), a déclaré sa tristesse face aux évènements, vendredi 25 février, et a indiqué qu’il était en consultation avec les États membres. « Mais, pour l'instant, le soutien à nos missions et à nos collègues se poursuit jusqu'à nouvel ordre », a-t-il conclu sur son compte Twitter. (Pascal Hansens)