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Bulletin Quotidien Europe N° 12900
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Invasion Russe de l'Ukraine / Commerce

Les eurodéputés s'inquiètent des répercussions commerciales des sanctions sur les entreprises européennes

L'autonomie stratégique revendiquée depuis un an par la Commission européenne est loin d'être atteinte, pour certains députés européens qui s'en inquiètent. Lors d'un échange en commission du commerce international (INTA) au PE, les députés ont interpellé le commissaire européen au commerce, Valdis Dombrovskis, à ce sujet, lundi 28 février.

« Est-ce que nous avons une liste complète des biens pour lesquels nous dépendons largement de la Russie ainsi qu'une autre qui indique depuis quelle autre destination nous pourrions importer ces matériaux importants, que ce soit des matières premières ou des composants ? », a interrogé Christophe Hansen (PPE, luxembourgeois). Et d'ajouter que les entreprises européennes avaient besoin de nouvelles opportunités ouvertes ailleurs dans le monde pour compenser leurs pertes. Pour Kathleen Van Brempt (S&D, belge) ou encore Saskia Bricmont (Verts/ALE, belge), il y a un long chemin à faire pour que l'UE soit vraiment résiliente.

Il est clair que les sanctions auront un impact sur l'économie européenne, selon M. Dombrovskis. Toutefois, « c'est le prix à payer pour défendre la démocratie et la paix », a-t-il indiqué. Ceci étant dit, la Commission est prête à accélérer le travail sur d'autres accords de libre-échange, mais « nous avons besoin du soutien des États membres et du Parlement, à commencer par cette commission parlementaire ». 

Ces derniers mois, la Commission a été freinée dans son ambition de conclure certaines négociations ou d'avancer vers la ratification d'accords à cause de réticences parmi les États membres et au Parlement européen. La Présidence française du Conseil de l'UE joue un rôle particulièrement important dans le ralentissement de certains accords. 

Interdictions à l'importation

Plusieurs députés ont soulevé la question des importations de gaz et de pétrole depuis la Russie. « Nous subventionnons la guerre en important du gaz [...] Est-ce que l'UE se penche là-dessus ? » a demandé Kathleen Van Brempt. Sa collègue Karin Karlsbro (Renew Europe, suédoise) a abondé dans ce sens.

« Toutes les options sont sur la table pour le moment, nous n'excluons rien. Pour l'instant, nous nous sommes plutôt consacrés au scénario inverse : si la Russie coupe la fourniture de gaz, qu'est-ce qu'il se passe ? La conclusion est que nous pourrions, non sans encombre, gérer la situation », a indiqué M. Dombrovskis. (Léa Marchal)

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