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Bulletin Quotidien Europe N° 12873
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Jeunesse

Les eurodéputés s’inquiètent de la santé mentale des jeunes à cause de la pandémie

Les eurodéputés ont exprimé de nombreuses craintes quant à la santé mentale générale des jeunes européens en raison de la situation de confinement et de restriction générée par les mesures sanitaires de lutte contre la pandémie, lors d’un échange en session plénière, jeudi 20 janvier en milieu d’après-midi, à l’occasion de l’Année européenne de la jeunesse.

Initiateur du débat, Dragoş Pîslaru (Renew Europe, roumain), au nom de la commission ‘Emploi et Affaires sociales’ (EMPL), a tiré d’emblée la sonnette d’alarme, rappelant qu’en 2021, la deuxième cause de décès chez les jeunes Européens était le suicide.

« Et pourtant, nous ne traitons pas la santé mentale avec suffisamment de sérieux au niveau des États membres de l'UE et le risque auquel nous sommes confrontés n'est pas celui d'une génération enfermée, mais bien celui d'une génération perdue », a-t-il mis en garde. Ce diagnostic a été posé par la plupart des intervenants au nom de leur groupe politique, à l’exception de l’extrême droite, qui a mis l’accent sur la question de l’immigration.

Du côté des deux autres institutions, le consensus régnait. La Commission européenne, par la voix de sa vice-présidente, Věra Jourová, a reconnu que la question de la santé mentale devait être une « priorité » de l’Union européenne. Le Secrétaire d'État français auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a admis que cette question était « effectivement essentielle ».

Elżbieta Rafalska (CRE, polonaise), pour sa part, a insisté sur la condition particulière des jeunes en situation de handicap, issus de familles nombreuses et les jeunes en zones rurales.

Stages non rémunérés

La question de la précarité des jeunes a été sur toutes les lèvres. Plusieurs eurodéputés ont fustigé à ce titre les pratiques de stages non rémunérés, à l’instar de Kim van Sparrentak (Verts/ALE, néerlandaise).

 La Commission est restée muette sur la question. M. Beaune a rappelé qu’il s’agissait d’une prérogative nationale. « Mais je signale que plusieurs États membres, dont la France, ont évolué dans les dernières années pour que cette obligation de rémunération soit inscrite dans nos lois », a-t-il ajouté.

Logements abordables

Chris MacManus (La Gauche, irlandais) a dénoncé la flambée des prix du logement qui mine les jeunes et leurs perspectives d'avenir. « La promotion des fonds vautours et d'autres véhicules financiers similaires signifient que les jeunes familles et les jeunes célibataires ne peuvent tout simplement pas rivaliser avec des fonds de plusieurs milliards de dollars qui achètent le peu de logements disponibles », a-t-il déclaré. Sur ce point, la Commission et la Présidence française du Conseil de l’UE sont restées silencieuses. (Pascal Hansens)

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