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Bulletin Quotidien Europe N° 12840
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POLITIQUES SECTORIELLES / Industrie

Pénurie de compétences et explosion des coûts sont les grands défis de la reprise dans le secteur industriel, selon les États membres

Les ministres chargés de l’industrie ont fait état de deux grandes difficultés qui pourraient poser problème dans la mise en œuvre des plans nationaux de relance et de résilience pour soutenir l'industrie, à savoir les pénuries de main-d’œuvre et de compétences, d’une part, et la question de l’inflation des prix de certains produits et de l’énergie, d'autre part, lors d’un débat d’orientation au Conseil 'Compétitivité', jeudi 25 novembre en milieu d’après-midi.

Quasiment tous les ministres ont fait état de pénurie de main-d’œuvre et de compétences dans le secteur numérique (notamment en lien avec les semi-conducteurs), mais aussi pour accompagner la transition verte. La Suède a mentionné les pénuries de main-d’œuvre dans le secteur des matières premières et de la sidérurgie. L’Italie a fait état d’un manque de compétences dans le secteur privé, mais aussi dans le secteur public. Plusieurs États membres ont mentionné le secteur de la construction.

Concernant les prix de certains produits et de l'énergie, la Pologne a été le premier État membre à mentionner l’inflation des coûts, qui pourrait mettre à mal la mise en œuvre des plans nationaux, étant donné que les montants des plans avaient été calculés sur la base de l’année 2020. La Lituanie, la Roumanie, Chypre, le Portugal, la Croatie, la Belgique et la République tchèque ont particulièrement insisté sur la hausse des prix. La pénurie des semi-conducteurs, du bois et du magnésium a été citée (EUROPE 12834/10). Plusieurs États membres se sont inquiétés de l'incidence de la transition verte sur les prix des biens et de l'énergie en règle générale.

La politique de cohésion. Plusieurs États membres, à commencer par l’Allemagne, citant le récent Conseil 'Cohésion' (EUROPE 12835/6), ont souligné l’importance de combiner intelligemment l’action financée par le Plan de relance et de résilience européen - à la force de frappe réelle, mais au cycle budgétaire court - avec les fonds de cohésion - à la programmation plus complexe, mais aux objectifs structurels. La Roumanie et la Pologne ont également insisté sur le rôle de la cohésion.

Marché unique. Les Pays scandinaves et nordiques, ainsi que l’Espagne, ont mis en avant en particulier le rôle du marché unique dans la résilience de l’Europe et, dans ce cadre, l’importance de lutter contre les obstacles à son bon fonctionnement. La Suède a, en plus, mis en exergue la nécessité pour l’Union de rester ouverte au commerce international.

Importance des PIIEC. Tous les ministres ont salué les initiatives de la Commission européenne en matière de projets importants d'intérêt européen commun (PIIEC). Sans en connaitre encore les modalités, la plupart ont salué l’intention de la Commission européenne de présenter une initiative sur les semi-conducteurs l’année prochaine.

Pologne et Hongrie. La Pologne et la Hongrie ont une nouvelle fois regretté que leurs plans nationaux n’aient pas été encore été approuvés par la Commission européenne. La Hongrie craint de perdre le préfinancement de 13% du montant total alloué, si le Conseil n’adopte pas le plan d’ici la fin de l’année.

Représentant de l'UE des PME. Interrogé par EUROPE sur le retard pris pour la nomination du représentant de l'UE des PME ('SME Envoy'), le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, a expliqué que ce retard était dû à des « filtres de contrôle » des conflits d'intérêts internes particulièrement stricts. Il a indiqué que la nomination se fera sous peu et que cela ne posait pas de problème pour le fonctionnement du système.

Il a précisé que le déjeuner de travail était consacré entre autres à la question des PME et portait sur les moyens de les soutenir via le Plan de relance européen, notamment dans certains secteurs comme ceux de la construction et du tourisme.

Accord de coalition allemand. Sondé par EUROPE sur son évaluation du contenu de l'accord de coalition du nouveau gouvernement allemand, le commissaire est resté évasif, mais a fait état de nombreuses convergences avec le point de vue de la Commission européenne, notamment concernant l'autonomie stratégique. (Pascal Hansens)

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