La Commission européenne a complété, mercredi 24 novembre, ses propositions du 17 septembre dernier sur les possibilités de pêche en Méditerranée et en mer Noire, en prévoyant notamment une baisse de 7,5% de l’effort de pêche dans ces eaux (EUROPE 12793/7).
Avec ce ‘document officieux’ (non-paper), la Commission complète ainsi les éléments manquants de la proposition initiale, à la lumière des décisions prises lors de la 44e réunion annuelle de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) et des données sur la mise en œuvre du plan de gestion pluriannuel de la Méditerranée occidentale.
S’agissant de ce plan de gestion, les scientifiques recommandent une combinaison de mesures de gestion qui visent à garantir une pêche conforme au rendement maximal durable (RMD) d'ici janvier 2025.
« Toutes les évaluations des stocks continuent de montrer une surexploitation généralisée des stocks de merlu et de crevette de haute mer, avec un niveau élevé de surpêche et un risque d'effondrement des stocks », explique un communiqué de la Commission.
La Commission propose de réduire encore de 7,5% l'effort des chalutiers en 2022 (baisse équivalente en 2021). La Commission suggère aussi une baisse de 7,5% de l'effort pour les palangriers en 2022.
La Commission propose aussi de mettre en place des totaux admissibles de captures (TAC) pour la crevette d'eau profonde. Cet ensemble de mesures sera complété par des mesures techniques améliorant la sélectivité des engins et introduisant des zones de fermeture supplémentaires pour protéger les juvéniles et contribuer à renforcer la résilience de l'écosystème, explique encore la Commission.
Après les décisions de la CGPM en novembre, de nouveaux éléments viennent s'ajouter aux possibilités de pêche dans la mer Adriatique, dont : - des règles sur le nouveau plan de gestion pluriannuel de l'Adriatique pour les petits pélagiques, en particulier les limites de capture pour les anchois et les sardines et un plafond de capacité de la flotte pour les senneurs à senne coulissante et les chalutiers pélagiques ; - la réduction de l'effort de pêche pour les stocks démersaux de l'Adriatique. Lien vers le document de la Commission : https://bit.ly/3DSD65w (Lionel Changeur)