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Bulletin Quotidien Europe N° 12840
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POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

La Commission européenne espère régler le contentieux avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche d’ici le 10 décembre

La Commission européenne a demandé, mercredi 24 novembre, de régler d’ici le 10 décembre prochain le contentieux entre l’UE et le Royaume-Uni sur le nombre de licences de pêche dans les eaux britanniques, mais cette annonce ne calme pas la colère des pêcheurs français, qui ont annoncé que des opérations de blocage de ports auront lieu vendredi 26 novembre.

Le commissaire européen à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, a indiqué s’être entretenu jeudi avec le ministre britannique de l'Environnement, George Eustice, afin « d’intensifier les discussions pour trouver une solution finale d’ici le 10 décembre 2021 » à propos de ces licences de pêche. « Nos équipes poursuivent leurs travaux afin de résoudre d'ici la fin du mois les problèmes au sujet des navires de remplacement et de l’accès dans les eaux de Guernesey », précise aussi le commissaire.

Avant cela, la France avait haussé le ton et demandé à la Commission d'être « plus active » pour régler ce contentieux (EUROPE 12835/2).

La France réclamerait encore plus de 150 autorisations, selon le ministère français de la Mer.

Dans la zone des 6 à 12 milles nautiques des côtes britanniques, les débats sont difficiles pour 40 bateaux (de plus de 12 mètres) qui ont été récemment mis à l'eau en remplacement d'anciens navires.

Londres refuse pour le moment de leur délivrer une licence, estimant qu'il s'agit de nouvelles demandes, car elles concernent des navires plus modernes et souvent plus puissants. La France veut voir régler en urgence la situation d'une trentaine de navires considérés comme « très prioritaires », car ils réalisent une large part de leurs prises dans ces eaux britanniques auxquelles ils n'ont plus accès.

Le gouvernement de Guernesey, pour sa part, a accordé seulement des licences provisoires et 58 demandes sont en attente.

Les pêcheurs français entrent en action. Le président du comité national (français) des pêches maritimes et des élevages marins, Gérard Romiti, a demandé, jeudi, « la résolution immédiate » du litige opposant l’UE au Royaume-Uni en ce qui concerne « l’interprétation de l’accord de coopération et de commerce ».

Lors d'une vidéoconférence, il a justifié les raisons des actions prises au niveau national (blocage des ports de Saint-Malo et de Calais, notamment, et de l'accès au tunnel sous la Manche), en réaction, selon lui, à « l’attitude provocatrice, méprisante et humiliante du Royaume-Uni » à l’égard des pêcheurs français.

L’objectif est, selon M. Romiti, d’éviter que la « mauvaise foi britannique » ne se poursuive sur d’autres discussions à venir (définition de la méthodologie relative aux navires de remplacement, définition des niveaux de quotas pour les stocks partagés, mesures techniques et aires marines protégées).

M. Romiti a demandé que le Royaume-Uni respecte l’accord conclu le 24 décembre 2020 et a estimé que l’engagement de la Commission européenne « pose question ». Il est temps que la Commission « affirme ouvertement son prétendu soutien aux pêcheurs français », a conclu M. Romiti. (Lionel Changeur)

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