Le Président de la 26e session de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), Alok Sharma, a estimé, mercredi 10 novembre, lors d’une conférence de presse à Glasgow, qu’un consensus entre les pays participant à la COP26 pourrait être trouvé d’ici au vendredi 12 novembre – date officielle de clôture de la COP –, même s’il s’agira d’un vrai « défi ».
Dans cette optique, M. Sharma a appelé les pays à faire preuve d’ambition, rappelant l’importance d’accomplir les objectifs de l’Accord de Paris consistant à limiter le réchauffement climatique d’ici la fin du siècle à 2 °C, en s’efforçant de viser 1,5 °C.
« Nous nous battons bec et ongles pour nous assurer d’avoir un résultat ambitieux », a-t-il ainsi déclaré.
Et d’ajouter : « Je tiens également à préciser que nous ne cherchons pas à rouvrir l’Accord de Paris ».
Il s’exprimait en aval de la publication, dans la matinée, d’un premier projet de décisions (‘draft cover decisions’) pour la COP26.
Ce texte appelle en particulier les pays à « réexaminer et renforcer » leurs objectifs de réduction des émissions fixés pour 2030 dans leurs ‘contributions déterminées au niveau national’ (CDN) d’ici la fin de 2022, soit trois ans avant la date prévue par l’Accord de Paris, de manière à les rendre compatibles avec les objectifs de réchauffement de l’Accord de Paris.
Il exhorte également les pays à définir des stratégies à long terme avant la fin de l’année prochaine pour atteindre des émissions nettes nulles d’ici aux alentours de 2050, tout en insistant sur le fait que « les impacts du changement climatique seront bien moindres avec un réchauffement de 1,5 °C comparé à 2 °C ».
Le projet de décisions appelle en outre les parties à « accélérer la suppression progressive du charbon et des subventions aux combustibles fossiles ». Si cette formulation survit aux prochains jours de négociations, ce serait la première fois qu’une mention spécifique aux combustibles fossiles est intégrée dans un texte de compromis onusien. De nombreux observateurs s’attendent néanmoins à une forte opposition de la part de certains pays.
Il est à noter que le texte prévoit également que les pays développés doublent au moins leur contribution collective au financement climatique et reconnait qu’il faut faire davantage pour remédier aux pertes et dommages dus au changement climatique.
Voir le projet de décisions : https://bit.ly/3bZlVCV (Damien Genicot)