Le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a informé les ambassadeurs nationaux des États membres auprès de l’UE, mercredi 10 novembre, de la situation des échanges avec le Royaume-Uni sur le protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord et a réitéré le « sérieux » de la situation et la « déception » de la Commission, pour le moment, en termes de résultats.
Alors que les rumeurs font état d’une activation prochaine par Londres de l’article 16 du protocole, qui permettrait de suspendre certaines de ses dispositions sur les échanges entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord, les États de l'UE n’ont pas encore souhaité définir une réponse à un scénario encore « hypothétique » et ont souhaité laisser « toutes leurs chances » aux échanges qui se déroulent encore cette semaine sur le sujet, a rapporté une source.
M. Šefčovič verra en effet à nouveau son homologue britannique, David Frost, le 12 novembre, après une nouvelle semaine de discussions sur les propositions faites par la Commission le 13 octobre pour assouplir les échanges vers la province britannique.
De son côté, M. Frost a réagi, le 10 novembre, à l’éventualité que l’UE rétablisse, en représailles de l'article 16, des quotas et des droits de douane sur des produits britanniques, comme l'a suggéré Dublin, appelant le bloc à garder son « calme ».
Il a déclaré qu'il restait du travail à faire dans les négociations avec l'UE et « qu'il n'était pas encore prêt à abandonner », a rapporté l'agence de presse Reuters.
« Ce processus de négociations n'a pas atteint sa fin ; il reste des possibilités que les discussions n'ont pas encore sérieusement examinées », a dit le ministre. « Il y a encore beaucoup à faire et je n'abandonnerai certainement pas ce processus, à moins et jusqu'à ce qu'il soit parfaitement clair que rien de plus ne peut être fait. Nous n'en sommes certainement pas encore là », a-t-il ajouté. (Solenn Paulic)