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Bulletin Quotidien Europe N° 12751
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Le Bureau européen d'appui à l'asile confirme pour 2020 une baisse drastique des demandes d'asile du fait de la pandémie

Le Bureau européen d’appui à l’asile (EASO) a confirmé dans son rapport annuel, mardi 29 juin, une baisse inédite en 2020 du nombre de premières demandes d’asile déposées dans l’UE en raison de la pandémie de Covid-19.

Les décisions de première instance rendues dans les États membres et les pays associés à Schengen ont en effet été supérieures aux demandes déposées, avec 534 500 décisions rendues au total et 485 000 demandes d’asile, en baisse de 32% par rapport à 2019 et au plus bas depuis 2013.

Le Bureau note aussi que 58% de ces décisions rendues en première instance étaient négatives.

« Les 485 000 demandes ont marqué une baisse de 32% par rapport à 2019 (716 000) et de 64% par rapport au pic de 2015 (1,4 million). Cependant, la réduction des demandes s'explique principalement par une mobilité et des voyages restreints, plutôt que par une diminution du nombre de personnes ayant besoin d'une protection », précise l’EASO.

Le Bureau note d’ailleurs que, malgré la baisse du nombre global de demandes, certains pays ont enregistré une hausse. « Il y a eu plus d'arrivées depuis les routes d'Afrique occidentale, de Méditerranée centrale et les Balkans occidentaux ». La Roumanie a ainsi enregistré une augmentation de 138% du nombre de demandes, suivie par la Bulgarie (+64%).

Le rapport note par ailleurs que les deux tiers des demandes déposées en 2020 l’ont été dans trois pays : l’Allemagne (122 000), la France (93 000) et l’ Espagne (89 000), mais, par rapport au PIB et à la population, Chypre, la Grèce et Malte sont restées les pays avec la plus forte pression sur leur système d’asile.

Les Syriens, les Afghans, les Vénézuéliens et les Colombiens étaient les principales nationalités enregistrées en 2020. Les plus fortes hausses ont concerné les Afghans, mais aussi les Nicaraguayens et les Biélorusses.

Autre effet de la pandémie : la baisse drastique du nombre de réinstallations de réfugiés depuis les pays tiers vers l’UE, avec une baisse de 59% du nombre de personnes réinstallées dans l’UE par rapport à 2019, avec un total de 9 200 réinstallations dans 14 pays sur un engagement de 21 200 places, qui devraient cependant être pourvues en 2021.

De l'aide pour Ceuta

De son côté, le PE est revenu sur les récents événements à Ceuta, lundi 28 juin, en commission des libertés civiles. La Commission européenne, invitée à faire le point, a réitéré sa proposition d’aide à l’Espagne et peut notamment activer les fonds d’urgence du Fonds AMIF encore disponibles. Sur les 10 000 personnes arrivées mi-mai, la plupart sont reparties, a expliqué la Commission, mais il reste « 2 000 personnes à Ceuta, dont 1 000 à 1 500 mineurs » pour lesquels il convient de trouver des solutions. Les régions espagnoles ont toutefois mis en place un système de transfert et d’accueil de ces jeunes migrants. En 2019 et 2020, respectivement 2 000 et 770 personnes étaient arrivées dans l’enclave espagnole.

Lien vers le rapport de l’EASO : https://bit.ly/36015Am (Solenn Paulic)

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