La Commission européenne a rendu public, mardi 2 mars, un document de travail dressant un bilan de la mise en œuvre du paquet législatif européen sur la 'mobilité urbaine', adopté en 2013.
Cette évaluation indique, entre autres, que s'il a contribué à la promotion de la mobilité urbaine durable, le 'paquet' n'a pas permis de traduire « la politique de l'UE en matière de mobilité urbaine durable en une action nationale tangible ».
Les défis identifiés en 2013 demeurent, avec, pour certains, des conséquences « de plus en plus graves et sévères pour la société, l’économie et l’environnement », résume la Commission.
Il apparaît, en effet, que les émissions de CO2 provenant des transports urbains sont restées à un niveau similaire entre 2010 et 2020, « ce qui illustre tout ce qu’il reste à faire », concluent les rédacteurs du rapport, rappelant que l'UE est désormais engagée à réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre des transports d'ici 2050.
La réduction des émissions n’est toutefois pas le seul objectif à ne pas s’être concrétisé de manière cohérente dans l’ensemble de l’UE. C’est également le cas concernant l’objectif de diminution des encombrements et des accidents de la route au niveau urbain. Des échecs imputés, entre autres, à une divergence des approches nationales, y compris du soutien apporté aux villes par les États.
Consulter le document de travail : https://bit.ly/3dXRLCl (Agathe Cherki)