La démarche entreprise par l'Autriche, le Danemark et Israël dans la recherche de vaccins anti-Covid-19 de 2e génération peut apporter « une valeur ajoutée » à la stratégie européenne de vaccination, a estimé Stefan de Keersmaecker, un porte-parole de la Commission européenne, mardi 2 mars.
« Nous devons nous préparer à d'autres mutations du virus et nous ne devrions plus être dépendants uniquement de l'UE pour la production de vaccins de 2e génération », avait estimé le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, la veille au soir, a rapporté Reuters.
Cette initiative est le reflet supplémentaire d'une frustration d'États membres concernant la lenteur des procédures européennes pour approuver, acheter en commun et faire produire les vaccins contre le coronavirus.
Israël est certes cité en exemple pour la rapidité du déploiement de sa campagne de vaccination, mais d'aucuns signalent qu'en contrepartie, les autorités du pays fournissent leurs données aux laboratoires.
M. de Keersmaecker a aussi rappelé que la Commission étudiait toutes les manières possibles d'accélérer le processus d'autorisation des vaccins au niveau de l'Agence européenne des médicaments (EMA) et notamment des futurs vaccins de 2e génération.
Mardi, l'EMA a d'ailleurs indiqué qu'elle dévoilerait, jeudi 11 mars, sa recommandation sur le candidat vaccin de Johnson & Johnson. (Mathieu Bion)