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Bulletin Quotidien Europe N° 12639
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Migration

Le Parlement européen et la Commission dénoncent la situation des migrants en Bosnie-Herzégovine

La Commission européenne et le Parlement européen ont dénoncé, mardi 19 janvier, la situation humanitaire aux frontières extérieures de l’UE et, plus particulièrement, les conditions de vie des migrants en Bosnie-Herzégovine où les « autorités n’ont pas agi de manière responsable », a dénoncé la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Dans ce débat d'actualité consacré aux points chauds aux frontières extérieures de l’Union, en Grèce ou aux Canaries, où le nombre d’arrivées irrégulières a d’ailleurs augmenté de 1 000% en 2020, c’est surtout la situation à la frontière entre la Bosnie et la Croatie qui a attiré l'attention des députés et de la Commission.

Face à des députés demandant, comme le groupe des Verts/ALE, que les migrants de Bosnie-Herzégovine soient relocalisés dans les États membres, la commissaire a dû justifier son action, à la fin de l'année dernière et au début de l’année courante, visant à encourager les autorités bosniaques à trouver des solutions d’hébergement plus durables pour les migrants.

Après l’incendie, le 23 décembre dernier, du camp de Lipa, plus de 1 000 personnes ont dû être relogées de manière provisoire dans des abris de fortune et des tentes (900 personnes sont aujourd’hui dans des tentes provisoires) alors qu’un centre plus adapté - le camp de Bira, fermé en septembre 2020 par les autorités - « existe à quelques kilomètres » de là, a rappelé la commissaire.

Pour Mme Johansson, le fait de laisser ces personnes sans solution d’accueil plus durable « nuit à la réputation » du pays, par ailleurs candidat à l’adhésion et qui reçoit des fonds européens pour gérer ces situations. La Bosnie-Herzégovine, qui a reçu en janvier une nouvelle aide de 3,5 millions d'euros, doit montrer qu’elle « est capable de gérer les flux migratoires ».

En ce qui concerne la Grèce, en revanche, la commissaire a rejeté les accusations de certains élus selon lesquelles rien n’aurait changé. La situation, qui reste sérieuse, s’est améliorée, a dit la commissaire, et les îles grecques n’abritent plus que 15 000 migrants alors qu'il y en avait encore 42 000 à la fin de 2019.

Dans l’hémicycle, de nombreux élus ont demandé que cessent les pratiques de refoulement, dont sont notamment accusées la Croatie, la Grèce et l’agence Frontex, mais aussi les politiques d’externalisation de la migration à travers les coopérations de l'UE avec les garde-côtes libyens et turcs, a dénoncé, par exemple, la socialiste portugaise Isabel Santos. (Solenn Paulic)

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