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Bulletin Quotidien Europe N° 12639
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

L'UE se fixe un objectif de vaccination contre la Covid-19 de 70% de la population adulte d'ici l'été 

La Commission européenne a publié, mardi 19 janvier, une nouvelle communication destinée à alimenter la réunion des chefs d'État ou de gouvernement européens consacrée à la Covid-19. Intitulé 'Tous unis contre la Covid-19', ce document propose des objectifs chiffrés de vaccination et de séquençage du génome pour identifier rapidement les nouvelles mutations du virus.

 « La vaccination n'est pas une course entre les pays, mais contre la montre », a déclaré le vice-président de la Commission, Margarítis Schinás.

De nouveaux objectifs chiffrés

La nouvelle communication suggère aux États membres de vacciner au moins 80% des personnes âgées de plus de 80 ans et 80% des professionnels de la santé et des services sociaux d'ici mars 2021 et au moins 70% de la population adulte d'ici l'été 2021. « C'est ambitieux, mais réalisable », a commenté M. Schinás, tablant sur l'arrivée de nouvelles doses des vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna ainsi que de nouvelles autorisations dans un avenir proche.

Le texte recommande aussi d'augmenter d'urgence le séquençage du génome à au moins 5% et, dans l'idéal, à 10% des résultats de tests positifs, sachant que cette proportion est plutôt de 1% à l'heure actuelle. 

En conférence de presse, la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, a également appelé les États membres à « mettre à jour leurs stratégies de test au cours des prochaines semaines afin de refléter les nouvelles variantes et d'incorporer l'utilisation de tests antigéniques ». 

Alimenter la discussion des dirigeants européens, y compris sur les certificats

Cette communication jette les bases de la discussion que doivent avoir les dirigeants européens par visioconférence le 21 janvier. Elle identifie quatre domaines de discussion urgents : la vaccination, les nouvelles mutations, la mobilité et la solidarité internationale. Ces thèmes sont également reconnus dans la lettre d'invitation aux Vingt-sept rédigée par Charles Michel.

Le président du Conseil européen y souligne en outre que « le processus de vaccination ouvre le débat sur la certification ». Il poursuit : « Nous discuterons de la pertinence d'une approche commune de la certification ainsi que, le cas échéant, dans quelles circonstances les certificats pourraient être utilisés ». 

En salle de presse, mardi, Margarítis Schinás et Stella Kyriakides ont tous deux défendu la valeur ajoutée, d'un point de vue de santé publique, d'un tel certificat, se refusant à parler de passeport d'immunité. De tels certificats, a déclaré Mme Kyriakides, offrent un suivi en cas d'effets secondaires, ils permettent un enregistrement clair de l'historique de vaccination de chaque individu. « C’est ce dont nous discutons à ce stade. Il est prématuré de l'envisager à d'autres fins que la protection de la santé. Toutefois, nous sommes en mesure de regarder vers l'avenir et de voir l'application transfrontalière d'un tel certificat », a-t-elle expliqué. Cette application, a poursuivi le vice-président, pourrait notamment consister à faciliter les voyages et précéder la levée des restrictions. « Toutefois, cela présupposera un nombre de vaccinations et un cadre politique commun pour un tel usage ».

'Non' à la fermeture des frontières intérieures

En ce qui concerne les restrictions de déplacements intra-UE, la Commission continue de « décourager fortement » les voyages non essentiels tant que la situation ne s’améliore pas. Elle rejette cependant les mesures de contrôle aux frontières intérieures, qui n’ont pas prouvé leur utilité, tout comme les suspensions abruptes de liaisons, notamment aériennes ou maritimes, et d'autres interdictions générales de voyages qu’elle ne juge pas efficaces et susceptibles de créer le chaos. Ces mesures « n’ont aucune valeur ajoutée dans la situation où l’on se trouve, notamment avec les variants », a commenté M. Schinás.

La Commission continue, au lieu de cela, de plaider pour les couloirs verts facilitant la circulation des fonctions essentielles et réitère son soutien à des mesures de restriction, comme les tests à l’arrivée sur le territoire des États membres ou le placement en quarantaine pour les personnes qui reviennent de zones à risques. Ces « mesures proportionnées » doivent être maintenues, préconise-t-elle.

La Commission souligne cependant qu’elle examinera si l’évolution des variants justifie de revoir cet ensemble de restrictions aux déplacements. Le sujet sera également abordé jeudi par les Vingt-sept. 

Lien vers la communication : https://bit.ly/38VZldy  (Sophie Petitjean et Solenn Paulic)

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