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Bulletin Quotidien Europe N° 12621
CONSEIL EUROPÉEN / Turquie

Après un débat difficile, les dirigeants européens saluent une décision équilibrée envers Ankara

Plusieurs chefs d’État ou de gouvernement ont estimé, vendredi 11 décembre, être parvenus à une approche « équilibrée » envers la Turquie, à l’issue de discussions difficiles, selon le président du Conseil européen.

 Les Vingt-sept se sont mis d’accord pour imposer de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre des personnes et/ou entités responsables de forages illégaux en Méditerranée orientale et ont demandé la préparation d’options supplémentaires, pour mars 2021 au plus tard (EUROPE 1262/2). En parallèle, ils ont rappelé leur offre d’un agenda positif avec Ankara et souligné que les canaux de communication étaient toujours ouverts.

À l'issue du sommet, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a reconnu que les négociations afin de trouver une « solution équilibrée » avaient été difficiles. « Nous devions adresser un message d'insatisfaction à Ankara, avec un régime de sanctions », tout en laissant ouverts la possibilité de l’agenda positif et les canaux de dialogue, a-t-il expliqué, précisant que l’UE ne travaillait pas « en faveur d’une escalade des tensions ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, dont le pays était l'un des plus réticents à sanctionner la Turquie, a également qualifié les conclusions « d’équilibrées », espérant que le message passe. Elle a reconnu que la Présidence allemande du Conseil de l’UE était déçue qu’il n’ait pas été possible d’avoir des relations plus positives avec la Turquie.

« L’Europe reste évidemment toujours ouverte au dialogue, mais elle n’acceptera pas une politique de déstabilisation de ses États membres comme de son environnement régional », a prévenu le président français, Emmanuel Macron.

Qualifiant « d’inacceptables » les « violations massives du droit international » par Ankara, celles des droits de l’homme sur son propre territoire et le fait qu’elle « met en danger le sentiment de sécurité et la souveraineté des États membres de l'UE », le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, s’est dit satisfait de l'accord sur les sanctions, bien que la demande d’un embargo sur les armes, qu'il soutenait, n’ait pas été retenue.

Selon Mme Merkel, le sujet des armes pourrait être rediscuté au sein de l’OTAN après l’arrivée de la nouvelle administration américaine. Washington devait annoncer, vendredi 11 décembre, des mesures à l’encontre d'Ankara en représailles de l’achat d’un système de défense russe. 

Au-delà de la décision sur des sanctions supplémentaires, qui seront effectives « dans les prochaines semaines », selon M. Macron, « la clause de rendez-vous permet d’avoir un suivi et une pression croissante », a-t-il souligné.

la Turquie dénonce les sanctions à son encontre

Le ministère des Affaires étrangères turc a dénoncé, le 11 décembre, les décisions du Conseil européen. « Nous rejetons l'approche biaisée et illégale qui a dû être adoptée (...), en particulier sur Chypre, la Méditerranée orientale, la mer Égée et les questions régionales », a-t-il souligné dans un communiqué, se disant « conscient que la majorité de l'UE n'adhère pas à ces conclusions, qui sont adoptées par solidarité et par la pression du veto ». (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)

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