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Bulletin Quotidien Europe N° 12621
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

L’accord des dirigeants européens pour rehausser l’objectif climatique 2030 reçoit un accueil mitigé

Les organisations représentant les entreprises et la société civile européennes ont exprimé des réactions contrastées, vendredi 11 décembre, à l’annonce de l’accord conclu au forceps par les 27 chefs d’État ou de gouvernement européens visant à rehausser à ‘au moins 55%’ l’objectif de l’Union européenne en matière de réduction nette des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 (par rapport au niveau de 1990 – EUROPE 12621/1).

Pour les ONG Greenpeace et Carbon Market Watch, qui plaident pour une réduction des émissions de l’UE à l’horizon 2030 d’au moins 65%, ce nouvel objectif est insuffisant par rapport aux efforts que devrait fournir l’UE pour se conformer à l’accord de Paris.

« Les gouvernements qualifieront sans doute cet accord d’historique, mais les faits montrent qu’il ne constitue qu’une petite amélioration par rapport aux réductions d’émissions que l’UE devrait déjà réaliser », a notamment déclaré Sebastian Mang, conseiller de Greenpeace pour la politique climatique de l’UE.

Alors que ce dernier fustige en particulier la mention de l’accord selon laquelle le gaz représente une « technologie de transition », Carbon Market Watch épingle pour sa part le fait que le nouvel objectif 2030 approuvé par les Vingt-sept permet désormais d’inclure les absorptions de CO2 par le secteur de l’utilisation des terres, tel que proposé par la Commission européenne.

« Mélanger les puits de carbone et les réductions d’émissions est un tour de passe-passe comptable irresponsable et qui mine la crédibilité de l’accord », a ainsi déploré Sam Van den Plas, directeur politique de Carbon Market Watch.

Transport & Environment (T&E), de son côté, a regretté que le Conseil européen ait prévu de revenir sur l’avenir du règlement sur la répartition de l’effort (NDLR : dont la révision est prévue pour juin 2021 – EUROPE 12592/17) au cours du premier semestre de 2021. L’ONG craint que le rehaussement de l’objectif collectif ne soit pas suivi par le relèvement des objectifs climatiques nationaux définis par ce règlement.

James Watson, secrétaire général d’Eurogas, une organisation représentant le secteur gazier européen, a en revanche salué « le fait que les dirigeants européens aient reconnu le rôle du gaz dans la réalisation de l’objectif de réduction des émissions de 55% ».

Qualifiant cette décision d’approche pragmatique, il a estimé que les combustibles gazeux ont un rôle indéniable à jouer dans tous les États membres pour assurer la sécurité énergétique, un chauffage abordable et une transition énergétique rentable.

Enfin, BusinessEurope, principale organisation défendant les intérêts des employeurs des entreprises européennes, a appelé l’UE à « se concentrer sur la question de savoir comment réaliser nos ambitions climatiques sans compromettre la reprise économique » ainsi qu'à « prendre en compte les exigences de compétitivité lors de l’élaboration des différentes propositions de politique climatique qui seront présentées en 2021 ». (Damien Genicot)

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