Comme attendu (EUROPE 12618/5), les chefs d’État ou de gouvernement européens ont souligné, dans des conclusions publiées vendredi 11 décembre, leur détermination « à relancer, à consolider et à développer » le partenariat « stratégique » avec le voisinage sud de l’UE, un partenariat fondé sur une géographie et une histoire communes.
« Un voisinage méridional démocratique, plus stable, plus écologique et plus prospère constitue une priorité stratégique pour l'UE », estiment les dirigeants, qui appelle donc à l’élaboration d’un nouvel agenda pour la Méditerranée. Ce nouvel agenda, fondé sur des priorités partagées, devra mettre l'accent sur des réponses méditerranéennes spécifiques et une gestion partagée dans des domaines tels que l'environnement, la connectivité, l'éducation et la culture et les ressources naturelles.
Les Européens soulignent également leur volonté de travailler avec les pays méditerranéens pour lutter contre le coronavirus, renforcer la résilience des économies et des sociétés des deux rives de la Méditerranée, préserver la sécurité collective, relever le défi de la mobilité et des migrations et offrir des perspectives aux jeunes des deux rives.
Selon le Conseil européen, la communication commune de la Commission et du Haut Représentant de l’UE sur un partenariat renouvelé avec le voisinage méridional, prévue pour février, devra « se fonder sur un dialogue politique amélioré et intensifié dans l'ensemble de la Méditerranée et entraîner un renforcement de la coopération en vue de relever les défis communs et de tirer parti des possibilités communes ».
Les conclusions reviennent aussi sur la Libye (EUROPE 12620/3), appelant au respect du processus de Berlin et rappelant leur disponibilité concernant la formation des garde-côtes et la fourniture d’équipements et de navires. Seul changement par rapport au projet du 9 décembre, la demande des dirigeants de libérer immédiatement des pêcheurs italiens détenus depuis début septembre « en dehors de toute procédure judiciaire ». Arrêtés par des vedettes libyennes, ils sont accusés d’avoir pêché dans les eaux territoriales libyennes. Ils sont depuis retenus à Benghazi.
Voir les conclusions : https://bit.ly/2JT7cPu (Camille-Cerise Gessant)