Les chefs d'État et de gouvernement évoqueront à nouveau, lors de leur Conseil européen du 10 décembre, la pandémie de Covid-19.
Contrairement aux deux dernières visioconférences informelles explicitement consacrées à ce sujet, il reste difficile pour les États membres de ne pas se pencher sur la situation sanitaire, alors que les fêtes de fin d'année laissent craindre une troisième vague de contamination.
À ce stade, tous les regards sont tournés vers l'Agence européenne des médicaments, qui doit remettre son avis sur l'innocuité des candidats vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, qui ont introduit une demande d'autorisation de mise sur le marché conditionnelle (EUROPE 12613/28).
Selon le projet de conclusions du Conseil européen vu par EUROPE, les chefs d'État souligneront « l'importance des préparatifs pour le déploiement et la distribution en temps opportun des vaccins, y compris l'élaboration de stratégies nationales de vaccination ».
Pour le reste, ils inviteront la Commission, à la suite de sa recommandation d'octobre, à présenter une proposition de « recommandation du Conseil » sur un cadre commun pour les tests antigéniques rapides et pour la reconnaissance mutuelle des résultats des tests (EUROPE 12604/4).
Pour l'instant, 31 pays, dont 26 États membres de l'UE, sont impliqués dans le marché public conjoint lancé par la Commission européenne pour les tests antigéniques, souligne le compte-rendu de la réunion de mi-novembre du comité de sécurité sanitaire.
Le projet de conclusions indique aussi qu'une « approche coordonnée des certificats de vaccination » devrait également être développée. Début décembre, la branche européenne de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait indiqué réfléchir à la mise en place d'un certificat électronique de vaccination.
Il n'est toutefois pas à exclure que le sujet des vacances au ski s'invite dans les discussions des Vingt-sept. Car, si la France, l’Italie, l’Allemagne et, dans une moindre mesure, l'Autriche veulent maintenir les stations fermées jusqu’en janvier, l’Espagne, la Finlande et la Suisse - qui n'est pas un État membre, mais qui fait partie de l'Espace Schengen - n'adoptent pas la même approche.
« Nous devons poursuivre nos efforts de coordination sur les tests et la levée des restrictions, y compris pour les déplacements, lorsque la situation épidémiologique le permet », indique le président Charles Michel dans sa lettre d'invitation. Pour lire le projet de conclusions : https://bit.ly/2VMnV9l (Sophie Petitjean)