login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12619
Sommaire Publication complète Par article 10 / 37
ÉCONOMIE / Économie

La Cour des comptes européenne identifie les risques liés à la mise en œuvre de la Facilité pour la relance et la résilience

La Cour des comptes européenne a identifié, mercredi 9 décembre, plusieurs risques liés à la mise en œuvre de la Facilité pour la relance et la résilience, l'instrument budgétaire au cœur du Plan de relance européen, dans un rapport dressant un état des lieux des mesures prises aux niveaux national et européen en réaction à la pandémie de Covid-19 (EUROPE 12578/3).

« L'efficacité de la Facilité pour la relance et la résilience récemment proposée risque d'être compromise si : - sa structure financière n'est pas adéquate ; - les plans de relance (nationaux) ne se concentrent pas sur les réformes et les investissements favorisant la croissance ; - la mise en œuvre n'intervient pas en temps utile ; - le niveau d'absorption est faible ; - la coordination des mesures à tous les niveaux est insuffisante ; - la planification et le suivi ne reposent pas sur des indicateurs solides ; - la responsabilité est fragmentée », a déclaré à la presse Ildikó Gáll-Pelcz, membre de la Cour des comptes européenne chargée du rapport.

Mme Gáll-Pelcz a précisé que le rapport de la Cour décrivait la situation jusqu'à l'été 2020, une situation toujours appelée à évoluer en raison de la persistance de la crise. Nous n'évaluons pas les mesures prises ni ne fournissons des recommandations spécifiques, a-t-elle ajouté.

Fin juin 2020, les États membres avaient adopté 1 250 mesures budgétaires à hauteur de 3 500 milliards d'euros afin de contrer l'impact économique et sanitaire de la pandémie. Les garanties publiques nationales constituent environ 60% de ces mesures, les dépenses budgétaires 20%, les instruments financiers 11% et les mesures fiscales 6%.

Ces mesures budgétaires nationales, qui ont limité les licenciements, feront croître considérablement les déficits et l'endettement publics des pays de l'UE, note la Cour. En outre, l'ampleur et la nature de ces mesures traduisent plus la richesse relative des États membres que le degré de gravité de la crise qui les a individuellement frappés. Une telle situation pourrait accentuer les divergences macroéconomiques et faire apparaître les distorsions des conditions de concurrence.

Voir le rapport : https://bit.ly/372jm1o  (Mathieu Bion)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES