Les membres de l'OTAN ont discuté, mercredi 2 décembre, avec plusieurs partenaires – Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Japon, Finlande, Suède et UE – des actions à mener pour faire face à la montée en puissance de la Chine.
« Nous avons discuté de ce que l'OTAN peut faire de plus avec nos partenaires », a expliqué le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN. Il a précisé qu’il s’agissait notamment du partage d'informations et de connaissances, de la promotion d'approches communes, y compris dans le cyberespace, et du renforcement des règles et normes mondiales, par exemple en matière de contrôle des armements.
Si la Chine n'est pas un adversaire de l'Alliance et que sa montée en puissance peut fournir de nouvelles opportunités, « la Chine porte atteinte aux droits de l'homme. Elle intimide les autres pays et s'engage de plus en plus dans une compétition systémique avec nous », a souligné M. Stoltenberg.
« La communauté des démocraties partageant les mêmes idées doit donc travailler ensemble », a estimé le secrétaire général, qui estime qu’en 2020, l’Alliance a développé sa compréhension de la Chine et développé une convergence de vues croissante, tant en son sein qu’avec ses partenaires.
Lors de leur réunion, les Alliés ont également adopté un rapport sur la Chine, qui évalue le développement militaire du pays, son activité croissante dans le voisinage de l’Alliance et les implications pour la résilience de celle-ci, y compris en ce qui concerne les technologies émergentes et les infrastructures essentielles. La Chine a le deuxième plus grand budget de défense au monde et investit massivement dans de nouvelles capacités, selon M. Stoltenberg.
Preuve de l’importance croissante de la Chine pour l’Alliance, une partie du rapport du groupe des experts pour l’OTAN à l’horizon 2030 lui est consacrée (EUROPE 12613/22). (Camille-Cerise Gessant)