Les membres du Conseil de stabilisation et d’association UE-Kosovo ont souligné, lundi 30 novembre, lors d’une visioconférence, « la nécessité urgente d'accélérer les processus de réforme, notamment par le biais de la deuxième phase du programme de réforme européen ».
Les réformes prioritaires portent notamment sur l'État de droit et les réformes judiciaires, le respect des droits fondamentaux, la réforme de l'administration publique, le développement économique, l'éducation et l'emploi. « La mise en œuvre des réformes nécessite une attention accrue de la part de tous les acteurs politiques et une structure de coordination efficace au sein des institutions du Kosovo », précise le communiqué commun publié à l’issue du Conseil.
Saluant l'engagement « stratégique continu » de Pristina sur sa voie européenne et dans le dialogue facilité par l'UE avec la Serbie, les participants ont souligné l'importance d'un engagement continu et de bonne foi pour négocier et parvenir à un accord global de normalisation juridiquement contraignant et la nécessité que tous les accords déjà obtenus soient respectés et mis en œuvre.
Un engagement continu du pays est aussi nécessaire envers les chambres spécialisées, dans le plein respect de son propre ordre juridique et de ses obligations internationales, « avec de véritables efforts pour garantir l'État de droit, les libertés fondamentales, la justice et la réconciliation », ajoute le communiqué.
La réunion a également permis de rappeler l'importance de la libéralisation du régime des visas pour les Kosovars. Le Conseil de l’UE n’a pas encore donné son accord au sujet de cette libéralisation.
Voir le communiqué commun : https://bit.ly/2VhiWgC (Camille-Cerise Gessant)