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Bulletin Quotidien Europe N° 12610
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Psdc

L’opération Irini pourrait jouer un rôle dans la surveillance du cessez-le-feu en Libye, selon l’amiral Agostini

Le contre-amiral Fabio Agostini, commandant de l’opération EUNAVFOR Med Irini, a estimé, jeudi 26 novembre, que l’opération pourrait étendre ses activités à la surveillance du cessez-le-feu en Libye.

« Si cela était demandé par les autorités compétentes et décidé par les États membres (de l’UE), Irini pourrait avoir un rôle dans la surveillance du cessez-le-feu en Libye », a-t-il expliqué devant la presse.

Alors que la mission bénéficie actuellement de trois navires (grec, italien et allemand), deux avions de patrouille à temps plein (luxembourgeois et polonais), deux autres sur une base plus occasionnelle (français et grec), un drone (italien) et qu'elle profite des images satellitaires du centre européen, le contre-amiral a expliqué que plus la mission avait de moyens, mieux elle pouvait atteindre ses objectifs. « Plus nous avons de moyens, plus nous sommes efficaces, équilibrés et impartiaux », a-t-il ajouté.

Jusqu’à présent, en six mois d'activité, Irini a enquêté sur 1 400 navires, fait 58 approches amicales et 5 inspections, dont une a conduit à détourner le navire (EUROPE 12559/5). L'opération a également surveillé 130 vols suspects, 16 ports et 25 aéroports. « Nous avons envoyé 17 rapports spéciaux au panel d’experts des Nations Unies », a ajouté M. Agostini. Ces rapports ont été produits à chaque fois que la mission avait des preuves de la violation de l’embargo sur les armes ou sur le pétrole.

Interrogé par EUROPE sur la reprise de la formation des garde-côtes, qui est une tâche secondaire de l’opération, le contre-amiral Agostini a espéré que celle-ci puisse reprendre rapidement.

Sophia, la mission qui a précédé Irini, menait des formations de garde-côtes et en a formé 500, mais cette formation n’a pas encore repris, en raison de « restrictions politiques (political constraints) », selon M. Agostini. « Il y a eu immédiatement des préjugés politiques de la part de pays tiers, mais aussi du gouvernement libyen dans une certaine mesure, et c’est pour cela qu’il n’a pas été possible de commencer la formation des garde-côtes et de la marine », a-t-il expliqué. 

M. Agostini a indiqué qu’il avait rencontré, pour la première fois, le gouvernement libyen ,la semaine dernière, et que les deux parties avaient avancé sur ce sujet. Cependant, « le chemin est encore long », a-t-il reconnu.

Selon le contre-amiral, cette question ne devrait pas être traitée par Irini uniquement, mais par toute l’Europe, expliquant qu’une des demandes des garde-côtes et de la marine libyenne portait sur la fourniture de plus de moyens et d’équipements. M. Agostini a estimé que la résolution de certaines questions techniques en matière d’équipements et de moyens permettrait d’avancer vers la reprise de la formation. (Camille-Cerise Gessant)

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