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Bulletin Quotidien Europe N° 12610
INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Conférence sur l'avenir de l'Europe, les eurodéputés réaffirment leur position initiale sur la présidence 

Le retard pris dans le lancement des travaux sur la Conférence sur l'avenir de l'Europe exaspère les groupes pro-européens au sein de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen. Ceux-ci critiquent l'incapacité du Conseil de l'UE à faire des propositions sur la présidence de la Conférence et réitèrent leur position en la matière arrêtée mi-janvier (EUROPE 12405/1, 12404/1).

« Les citoyens européens attendent de notre part que nous traduisions en avancées politiques durables la solidarité européenne vécue durant la crise et leur désir de 'plus d'Europe' », écrivent dix eurodéputés parmi lesquels Danuta Hübner (PPE, polonaise), Domènec Ruiz Devesa (S&D, espagnol), Guy Verhofstadt (Renew Europe, belge), Daniel Freund (Verts/ALE, allemand) et Helmut Scholz (GUE/NGL, allemand), dans une lettre adressée mardi 24 novembre aux présidents du PE et des groupes politiques.

D'avis qu'un retard ultérieur dans l'inauguration de la Conférence aura un impact négatif sur « la confiance » des citoyens envers l'Union, ils demandent à David Sassoli de faire aboutir les négociations interinstitutionnelles sur la déclaration commune conditionnant le démarrage des travaux.

« Le Parlement s'est mis d'accord sur un candidat au début de son mandat. Puisque le Conseil n'a pas fait de propositions sur la présidence depuis longtemps, (...) nous suggérons que les trois institutions de l'UE s'approprient la proposition du Parlement, qui a le soutien des familles politiques représentant une large majorité », indiquent les auteurs.

Mi-janvier, le Parlement avait préconisé la création d'une cellule de pilotage des travaux de la Conférence, composée de représentants des groupes PPE, S&D et Renew Europe ainsi que du Conseil et de la Commission, avec un rôle de coordination spécifique octroyé à Guy Verhofstadt, faisant de lui le président de facto de la Conférence.

Mais la personnalité de M. Verhofstadt ne fait pas l'unanimité parmi les États membres. Interrogés jeudi 26 novembre par EUROPE sur la possibilité que l'ancienne Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, préside la Conférence, selon des informations qu'a relayées Politico, deux eurodéputés ont mis en avant le fait que la socialiste danoise provient d'un pays hors de la zone euro et frugal d'un point de vue budgétaire. L'un d'entre eux a néanmoins indiqué que la proposition franco-allemande devait encore être testée auprès des États membres, tout en estimant que le lancement des travaux de la Conférence était plus important qu'une bataille institutionnelle sur sa présidence. (Mathieu Bion)

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