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Bulletin Quotidien Europe N° 12606
Sommaire Publication complète Par article 16 / 31
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Banques

L'ABE met en garde contre le risque d'une augmentation « soudaine » des prêts non performants

La prolongation de la chute de l'activité économique et la matérialisation d'une deuxième vague de Covid-19 à travers l'Europe « pourraient mener à une augmentation soudaine et substantielle du niveau de prêts bancaires non performants à l'avenir », a mis en garde l'Autorité bancaire européenne (ABE), dans un rapport publié vendredi 20 novembre sur les aides publiques en matière de remboursement d'emprunts contractés par les entreprises et les particuliers.

D'après ce rapport, environ 6% des encours bancaires totaux (soit 871 milliards d'euros) bénéficiaient, en juin 2020, d'un moratoire temporaire sur le remboursement du prêt. Sur cette enveloppe, 860 milliards d'euros consistaient en des prêts de particuliers ou d'entreprises non financières.

La part de prêts bénéficiant d'un moratoire par rapport au nombre total des prêts était la plus élevée à Chypre, en Hongrie et au Portugal. En volume, c'est en France, en Espagne et en Italie que les prêts bénéficiant d'un moratoire étaient les prêts importants.

Près de la moitié des moratoires recensés ont expiré en septembre, ce chiffre devant augmenter à 85% d'ici décembre 2020. Avec la deuxième vague de la pandémie, certains pays ont néanmoins annoncé une extension automatique des moratoires après 2020.

L'ABE relève également que le ratio de prêts non performants (NPL) faisant l'objet d'un moratoire était, en juin, de 2,5%, un chiffre « légèrement inférieur » à la moyenne européenne des NPL observée à 2,9%. Cela était « attendu », dans la mesure où les régimes nationaux de soutien ont couvert aussi des prêts encore performants, selon l'ABE, qui appelle à la vigilance.

Le même jour, la Fédération bancaire européenne a préconisé la mise en place de nouveaux instruments pour traiter les prêts non performants résultant de la pandémie de coronavirus. Elle a cité une révision du règlement introduisant un seuil minimal de couverture des pertes sur des prêts devenant non performants (EUROPE 12162/11), un cadre « plus pragmatique » pour la titrisation des prêts NPL afin de stimuler les marchés secondaires ainsi qu'un cadre « cohérent » pour des structures de défaisance ('bad banks').

Voir le rapport de l'ABE : https://bit.ly/3nIvees  (Mathieu Bion)

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