Les négociations avec Londres sur la future relation progressent « après des semaines difficiles » et « très très peu de progrès », a déclaré, vendredi 20 novembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de sa conférence de presse au sujet du G20.
« Nous avons maintenant constaté de meilleurs progrès ces derniers jours, plus de mouvement sur des dossiers importants », mais « nous avons encore trois difficultés : la gouvernance, la pêche et l'égalité des conditions de concurrence », a t-elle ajouté. « Il reste encore pas mal de mètres à parcourir jusqu'à la ligne d'arrivée », a dit la présidente.
C'est aussi le constat, rapporté à EUROPE par une source diplomatique, livré par la Commission plus tôt dans la matinée aux ambassadeurs nationaux auprès de l’UE. Il y a eu des progrès, mais pas encore suffisamment pour « pouvoir dire qu’un accord est imminent ».
Le négociateur de l’UE, Michel Barnier, devant s’isoler en raison d’un cas de Covid-19 dans son entourage, c’est donc la Secrétaire générale de la Commission qui a fait le point sur ces pourparlers. Si un accord est proche sur la plus grande partie de l’accord, il reste encore du travail sur les trois points les plus sensibles.
Quelques avancées positives de la part du Royaume-Uni ont été rapportées sur les règles du jeu équitables et les aides d’État, relate une autre source, mais il y a encore à faire. Concernant la pêche, les ambassadeurs ont pu entendre que la position de Londres n’avait pas encore assez évolué.
Les diplomates des Vingt-sept ne sont pas forcément entrés dans le détail de cette négociation, mais ont abordé la question des conséquences en termes de calendrier, certains États membres ayant en effet besoin de mettre en œuvre d’autres mesures législatives en cas d’absence d’accord, même accidentelle.
Ils se sont ainsi interrogés sur les procédures possibles en cas d’accord tardif et sur ce qui peut être changé pour accélérer la procédure. Le Parlement européen, par exemple, a déjà dit qu’il pourrait être flexible dans son calendrier, mais des étapes strictes sont requises pour la ratification et ne peuvent donc pas être contournées.
Au final, la discussion a donné le sentiment qu’un accord reste « possible », mais « on ne sait pas dans quel délai », reprend l’une des deux sources. (Solenn Paulic avec Léa Marchal)