Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, mercredi 4 novembre, la publication d'un nouveau Navtex (système d'information maritime) de la part de la Turquie et la poursuite de ses activités de prospection sismique.
La Turquie a émis un nouveau Navtex, mardi 3 novembre, pour une zone située dans la zone économique exclusive (ZEE) de Chypre, jusqu’au 16 février.
Selon le porte-parole du SEAE, ces activités de prospection, qui affectent les zones maritimes grecques et chypriotes, « sont profondément regrettables, surtout au vu des tentatives constructives en cours à tous les niveaux pour créer un espace de dialogue ».
« Il s'agit là d'une autre ligne de conduite qui, malheureusement, continue à créer davantage de tensions et de méfiance dans la région au lieu de contribuer à des solutions durables », a-t-il estimé dans un communiqué.
Le porte-parole a rappelé que le dialogue « de bonne foi » et le fait de s'abstenir d'actions unilatérales étaient des éléments essentiels pour parvenir à un environnement stable et sûr en Méditerranée orientale et pour développer une relation de coopération et d'intérêt mutuel entre l'UE et la Turquie. « Les divergences doivent être discutées et réglées à la table des négociations », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE ont donné, mercredi 4 novembre, leur accord politique pour proroger d'un an le régime de sanctions concernant la situation en Méditerranée orientale, régime qui court jusqu'au 11 novembre 2020 (EUROPE 12367/8). Cette prolongation devrait être officiellement adoptée par le biais d'une procédure écrite qui prendra fin vendredi 6 novembre.
Actuellement, deux personnes sont sanctionnées sous ce régime en raison de leur participation à des activités illégales de forage (EUROPE 12435/4). (Camille-Cerise Gessant)