Alors que les ambassadeurs des États membres de l’UE préparaient, mercredi 4 novembre, la réunion stratégique entre les dirigeants de l’Union européenne et ceux de l’Union africaine prévue pour le 9 décembre, le cabinet du Président du Conseil européen, Charles Michel, a mis en avant, le 2 novembre, les principaux sujets sur lesquels devrait porter cette rencontre.
Ainsi, selon un document à destination des États membres dont EUROPE a eu copie, le cabinet, « en étroite collaboration avec le Service européen pour l’action extérieure et les services de la Commission », estime que l’agenda de la réunion devrait inclure « la réponse à la pandémie de Covid-19, l'allégement de la dette, la reprise comme occasion de mieux reconstruire, la stimulation des investissements, l'intégration économique et le commerce, la coopération en matière de paix, de sécurité et de gouvernance, la mobilité et la migration, le multilatéralisme et la culture ».
En se fondant sur les conclusions du Conseil européen des 15 et 16 octobre (EUROPE 12583/5), le cabinet de M. Michel explique que, sur la Covid-19, au-delà de l'accès aux médicaments, aux équipements et aux vaccins et des mesures visant à renforcer les systèmes de santé, « la solidarité de l'UE avec ses partenaires africains et son soutien aux efforts africains par le biais de son approche 'Team Europe' » devraient être mis en avant.
Les deux parties devraient également souligner l'importance d'avoir des efforts internationaux coordonnés dans le domaine de l'allégement de la dette et d'un accès accru au financement international et « se féliciter du soutien de l'UE » à ces efforts.
Le cabinet voudrait aussi que les deux parties se mettent d'accord « pour travailler ensemble sur un programme d'investissement global visant à stimuler les investissements dans les secteurs qui ont un fort potentiel de création d'emplois et qui contribueront à la transformation économique, tels que l'économie numérique et l'économie de la connaissance, les énergies renouvelables, les transports, les systèmes agroalimentaires, le développement du secteur privé (MPME) et le programme sur le climat et l'environnement ». Les dirigeants doivent aussi exprimer leur soutien à l'intégration économique au niveau régional et continental et à la promotion de l'intégration économique intercontinentale.
De plus, les Européens chercheront « à obtenir un engagement commun » pour renforcer la coopération en matière de paix et de sécurité, « notamment en poursuivant l'alignement de nos approches stratégiques dans le Sahel, la Corne de l'Afrique et le bassin du lac Tchad, et en accordant une attention accrue au renforcement de la gouvernance, au soutien de la démocratie et à la promotion des droits de l'homme et du respect du droit humanitaire international ».
Le cabinet souhaite aussi favoriser un engagement constructif sur tous les aspects de mobilité et de migration, y compris la migration légale, la lutte contre la migration illégale, la réadmission et la lutte contre les réseaux de passeurs.
Enfin, Européens et Africains devraient s'engager à renforcer la coopération et les alliances dans les enceintes mondiales, y compris les Nations unies. (Camille-Cerise Gessant)