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Bulletin Quotidien Europe N° 12595
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POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

L’AEE s’inquiète des problèmes de rareté et de pollution de l’eau dans les pays du Partenariat oriental

L’Agence européenne de l’environnement (AEE) a publié un nouveau rapport, mardi 3 novembre, alertant sur les problèmes de rareté et de pollution de l’eau dans les pays membres du Partenariat oriental (l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la République de Moldavie et l’Ukraine).

Selon ce rapport, les ressources renouvelables en eau douce varient considérablement dans la région, allant de 12 000 m3 par habitant en Géorgie à 1 800 m3 en Moldavie et 1 730 m3 en Azerbaïdjan en 2017, deux pays où la pénurie d’eau a été un problème au cours des deux dernières décennies.

Le document indique également que le prélèvement annuel total d’eau en Biélorussie, en Moldavie et en Ukraine a considérablement diminué entre 2000 et 2017, mais qu’il a en revanche augmenté en Géorgie (+22%), en Arménie (+32%) et en Azerbaïdjan (+10%).

Ces deux derniers pays ont surexploité les ressources renouvelables en eau douce pour l’agriculture et l’approvisionnement public en eau, avec un indice d’exploitation de l’eau estimé à 61% et 72% respectivement en 2017.

Le rapport épingle en outre le vieillissement des systèmes d’adduction d’eau qui entraîne des pertes d’eau importantes.

Le système d’adduction d’eau en Arménie a ainsi causé 79% de pertes dans l’approvisionnement public en eau en 2017. De même, 63% de l’eau a été perdue dans le système d’adduction d’eau géorgien, 49% en Moldavie et 48% en Azerbaïdjan, tandis que la Biélorussie, avec seulement 18% de pertes d’eau, enregistre la plus grande efficacité d’adduction parmi les pays du Partenariat oriental.

Pollution 

Alors que la pollution de l’eau n’est pas un problème nouveau pour ces pays, l’AEE souligne qu’il risque de se renforcer à l’avenir en raison de l’intensification de l’agriculture, de l’industrialisation et de l’urbanisation, en particulier si ces développements ne sont pas soutenus par un meilleur traitement des eaux usées.

Le problème principal dans les rivières de la région est la forte concentration d’ammonium (NH4) et de phosphate, causée par les rejets d’eaux usées non traitées ou insuffisamment traitées et par l’agriculture. 

Voir le rapport : https://bit.ly/3jTFT3D (Damien Genicot)

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