Réunis en visioconférence ce mercredi, les ministres des Affaires étrangères des 47 États membres du Conseil de l'Europe ont réaffirmé leur engagement en faveur de l'unité et la solidarité en Europe.
Dans une Déclaration de la Présidence grecque, soutenue par tous les autres États membres - à l'exception de l'Azerbaïdjan, de la Hongrie et de la Turquie - (https://bit.ly/2Juikle ), les participants ont rappelé que les lignes rouges définies par la Convention européenne des droits de l'homme restent infranchissables, même en cas de grave crise de santé publique. Ils ont insisté sur le droit à la santé pour tous ainsi que sur d'autres droits sociaux et économiques tels que le droit à la protection sociale, à l'éducation et à des conditions de travail sûres et saines, basés sur l'inclusion, la non-discrimination et l'égalité des sexes.
Autant d'obligations auxquelles doivent être conformes les mesures « exceptionnelles » liées aux états d'urgence. Celles-ci doivent être « strictement nécessaires », proportionnées, limitées dans le temps et « constamment réexaminées », précise la Déclaration.
Les ministres insistent aussi sur l'importance de la solidarité entre les nations et réclament une meilleure préparation à toutes les futures situations d'urgence, dont les catastrophes naturelles et technologiques.
« Nous gardons à l'esprit que la vie et le bien-être sur cette planète dépendent de la capacité collective de l'humanité à garantir à la fois les droits de l'homme et un environnement sain et nous reconnaissons que le rôle du Conseil de l'Europe est, à cet égard, plus important que jamais », ont-ils conclu.
Cette Conférence s'est tenue le jour où le Conseil de l'Europe a fêté les 70 ans de la Convention européenne des droits de l'homme avec une discrétion imposée par le contexte sanitaire exceptionnel. (Véronique Leblanc)