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Bulletin Quotidien Europe N° 12586
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Royaume-uni

Londres accepte de reprendre les discussions sur la future relation post-Brexit dès ce 22 octobre

Les négociateurs respectifs de l’Union européenne et du Royaume-Uni sur la future relation post-Brexit, Michel Barnier et David Frost, se sont à nouveau parlé au téléphone, mercredi 21 octobre. Dans la foulée, le gouvernement britannique a annoncé la reprise des pourparlers plus tard dans la semaine.

« Sur la base de cette conversation, nous sommes prêts à accueillir l'équipe de l'UE à Londres pour reprendre les négociations plus tard cette semaine », a déclaré le porte-parole du gouvernement de Boris Johnson, cité par Reuters.

La Commission a confirmé cette annonce et se rendra donc à Londres dès ce 22 octobre jusqu'au 25 octobre. Les deux parties se sont aussi engagées, dans un texte écrit, à négocier intensivement et sur la base de textes juridiques, comme demandé par Londres.

Cet appel est intervenu après deux autres échanges téléphoniques en début de semaine visant à faire revenir Londres à la table des négociations et après une nouvelle prise de position du négociateur de l’UE, mercredi matin devant le PE.

Alors que les deux parties s’étaient en effet quittées en mauvais termes en fin de semaine dernière, après des conclusions du Conseil européen jugées décevantes par le Premier ministre britannique, Boris Johnson, Michel Barnier a réitéré la disponibilité de la Commission à « intensifier » les discussions. Michel Barnier a même jugé qu’un accord était « à portée de main » en dépit des difficultés, si les deux parties acceptent de faire des efforts et des compromis.

Prenant soin de répondre aux demandes de réassurance britanniques, il a estimé que les principes qui guident l’UE dans ces négociations commerciales, notamment le ‘fair play’ économique, ne sont « pas incompatibles avec la souveraineté britannique, qui est une préoccupation légitime » du Premier ministre, Boris Johnson.

Il a aussi souligné que l’attitude de l’UE n’avait en rien changé dans cette négociation et « ne changera pas » alors que, la semaine dernière, les négociateurs britanniques avaient dit comprendre que les Vingt-sept ne voulaient plus négocier, ce qu’a démenti le négociateur de l’UE : « nous sommes déterminés et chercherons les compromis nécessaires pour avoir un accord jusqu’au dernier jour ». « Notre porte restera ouverte », a répété Michel Barnier.

Dans un autre geste d’apaisement, le négociateur de l’UE a encore indiqué qu’il « va de soi que tout accord implique des contraintes entre les deux parties, mutuellement acceptées » et, même si le « temps est de plus en plus limité, nous sommes prêts à apporter des solutions à nos amis britanniques ».

Un discours volontairement apaisant, qui n’est pas passé inaperçu du côté britannique, le porte-parole du gouvernement ayant aussitôt indiqué que le discours du négociateur avait été accueilli « avec intérêt ».

M. Barnier « a commenté de manière significative les questions qui sont à l'origine des difficultés actuelles de nos discussions. Nous étudions attentivement ce qui a été dit », a-t-il dit.

Du côté du Parlement européen, cette séquence de dispute puis de réconciliation attendue entre les deux parties n’a toutefois pas été très bien perçue, beaucoup d’élus souhaitant d’ailleurs que Londres « arrête de nous mener en bateau », comme l’a dit le président de Renew Europe, le Roumain Dacian Cioloș.

Le gouvernement britannique « doit accepter de s’asseoir à la table des négociations », a-t-il dit, rappelant aussi que son groupe ne ratifiera pas le Traité tant que sera sur la table le texte de loi britannique sur le marché intérieur contenant des dispositions en violation de l’accord de retrait et du protocole sur l’Irlande du Nord.

De son côté, le rapporteur du PPE sur la future relation commerciale, Christophe Hansen (luxembourgeois), a résumé le sentiment d’une partie de l’hémicycle : « Londres boude », a-t-il dit, « parce que son troisième délai artificiel (le 15 octobre, NDLR) n'a pas été respecté. Eh bien, à mon avis, le gouvernement britannique a perdu le droit d'être déçu, dès lors qu'il a présenté un projet de loi visant à annuler unilatéralement un accord qui était le fruit de plus de 3 ans de travail », a-t-il commenté. (Solenn Paulic)

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