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Bulletin Quotidien Europe N° 12583
CONSEIL EUROPÉEN / SantÉ

Les dirigeants européens conviennent de dialogues plus réguliers sur la pandémie de Covid-19

Les dirigeants européens ont convenu, lors de leur réunion des 15 et 16 octobre, de discuter plus régulièrement de l'évolution de la pandémie de coronavirus. À l'heure où la situation empire dans la plupart des États membres, ces discussions devraient prendre la forme de visioconférences quasi hebdomadaires. 

« Il est important que l'UE échange sur la pandémie de Covid-19, comme cela se fait avec les Länder en Allemagne », a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. « J'ai parlé hier de réunions hebdomadaires. Mais peut-être que ce sera dix jours plus tard ou un peu plus. Je ne veux pas m'engager sur ce point maintenant. Cela dépendra aussi de la situation », a-t-elle poursuivi.

L'Allemagne, qui assure actuellement la Présidence tournante du Conseil de l'UE, se coordonnera avec le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour les modalités pratiques.

Réunions virtuelles vs physiques

Ce n'est pas la première fois qu'un sommet européen se solde sur ce type d'engagement. Au printemps déjà, Ursula von der Leyen avait annoncé que la Commission organiserait des visioconférences hebdomadaires avec les ministres européens de la santé, même si un bon nombre d'entre eux avaient fini par déléguer ces réunions. Au total, six réunions ministérielles informelles ont été organisées par le Conseil de l'UE, la septième étant prévue le 30 octobre.

La décision d'organiser des réunions virtuelles régulières au plus haut niveau politique pose la question de la pertinence des réunions physiques (EUROPE 12443/1). À l'occasion de ce sommet européen, trois personnes - Mme von der Leyen et les premiers ministres polonais, Mateusz Morawiecki, et finlandaise, Sanna Marin - ont été totalement ou partiellement absentes pour cause de quarantaine.

Charles Michel a rappelé qu'un protocole strict de sécurité sanitaire était respecté durant les sommets européens. Selon lui, les visioconférences présentent certaines limites, notamment en matière de confidentialité et d'efficacité pour dégager des compromis. Mais, « dans les prochaines semaines, au cas par cas, il nous appartiendra d'identifier le format et la manière la plus judicieuse de procéder », a-t-il commenté.

La Présidence allemande du Conseil a d'ores et déjà annoncé l'annulation du sommet UE/Chine qui devait se tenir le 16 novembre à Berlin. 

Des progrès, mais peut mieux faire

Les conclusions adoptées par les Vingt-sept à l'issue du Conseil européen se félicitent des nouveaux critères communs pour les restrictions de voyage, qui ont permis au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) de publier, jeudi 15 octobre, ses premières cartes géographiques selon un même code couleur (et sur lesquels 17 pays sur 27 apparaissent en rouge). 

Mais les Vingt-sept invitent le Conseil, la Commission et les États membres à poursuivre l'effort de coordination générale sur la base des meilleures données scientifiques disponibles, « notamment pour ce qui a trait aux règles en matière de quarantaine, à la recherche transfrontière des contacts, aux stratégies de dépistage, à l'évaluation conjointe des méthodes de dépistage, à la reconnaissance mutuelle des tests et à la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l'UE ».

La question des périodes de quarantaine, qui durent, selon les États membres, entre 5 et 14 jours, sera à l'ordre du jour de la réunion du comité de sécurité sanitaire, lundi 19 octobre.

Lors de son intervention, Charles Michel a également parlé d'efforts pour raccourcir les délais de communication des résultats des tests aux patients. 

Mauvaise nouvelle sur les traitements

Plusieurs dirigeants européens, à l'instar du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, ont salué la stratégie européenne en matière de vaccination (EUROPE 12582/7). 

La question des traitements ne semble pas avoir été évoquée, malgré les rumeurs circulant sur les mauvais résultats du Remdésivir. Selon le Financial Times, l'essai clinique Solidarity, mené par l'Organisation mondiale de la santé pour examiner les effets du Remdésivir et de 3 autres traitements potentiels chez plus de 10 000 patients hospitalisés, ne serait pas concluant. 

Or, selon Reuters, l'UE aurait consenti à débourser plus d'un milliard d'euros (1,2 milliard de dollars) pour s'approvisionner auprès du fabricant de Remdésivir, l'Américain Gilead (EUROPE 12538/6, 12577/3). 

Voir les conclusions du Conseil européen : https://bit.ly/353aPsK (Sophie Petitjean, avec la rédaction)

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