Les dirigeants européens ont apporté, vendredi 16 octobre, leur soutien aux mesures décidées lundi 12 octobre à l’encontre des dirigeants biélorusses et en faveur de la population (EUROPE 12579/1), condamnant dans leurs conclusions « la violence continue contre les manifestants pacifiques ».
Alors qu’en amont du sommet, le Président lituanien, Gitanas Nausėda, avait dénoncé « les efforts du régime pour pénaliser et poursuivre le peuple biélorusse », à son issue, son homologue français, Emmanuel Macron, a expliqué que les dirigeants avaient réaffirmé leur « volonté d’avoir un dialogue inclusif et une solution politique avec les oppositions ».
Dans ses conclusions, le Conseil européen a aussi souligné sa solidarité avec la Lituanie et la Pologne, après que les autorités biélorusses ont exigé de ces deux pays la réduction des effectifs de leurs ambassades à Minsk (EUROPE 12574/23). M. Nausėda a remercié ses homologues pour leur solidarité « en rappelant les ambassadeurs pour des consultations et en utilisant nos méthodes et notre diplomatie ». « C'est très important et très précieux pour nous », a-t-il ajouté.
Dans un document daté du 9 octobre à destination du Comité politique et de sécurité et obtenu par EUROPE, le groupe du travail du Conseil de l’UE sur l’Europe de l’Est et l’Asie centrale avait expliqué que les États membres de l'UE n'accepteraient pas les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs biélorusses dans les capitales de l'UE et que « les ambassades dont la présence en Biélorussie ne sera pas réduite, y compris la délégation de l'UE, feraient tout leur possible pour aider les États membres qui ont dû réduire leur personnel diplomatique et consulaire ».
Selon ce groupe de travail, il a été convenu d'envoyer un signal fort aux autorités biélorusses pour leur faire savoir que l'UE s'attend à un retour sans encombre de tous les ambassadeurs à Minsk après un court laps de temps.
Voir les conclusions du Conseil européen : https://bit.ly/353aPsK (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)