L’importance de la production animale de l’UE a des conséquences environnementales, économiques et sociales considérables, selon une étude externe commandée par la Commission européenne, publiée mercredi 14 octobre, sur les moyens de contribuer à un secteur de l'élevage durable.
En 2017, la valeur de la production animale et des produits d’origine animale dans l’UE s’élevait à 170 milliards d’euros, ce qui représente 40% du chiffre d’affaires agricole total. L’UE est également exportateur net vers le marché mondial et l’excédent de la balance commerciale des produits d’élevage n’a cessé d’augmenter depuis 2000.
L’étude confirme que le secteur de l’élevage a des incidences négatives sur l’environnement.
En 2017, le secteur agricole a généré 10% des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) de l’UE, certes moins que l’industrie (38%) ou les transports (21%). Toutefois, une fois incluses les émissions liées à la production, au transport et à la transformation des aliments pour animaux, le secteur de l’élevage est responsable de 81 à 86% des émissions de GES du secteur agricole.
Entre 1990 et 2013, les émissions de GES de l’UE ont diminué de 24% sous l’effet de la baisse du nombre de bovins et de l’amélioration de la productivité, montre l'étude. D’autres réductions des émissions peuvent être réalisées grâce à une utilisation accrue des légumineuses, une meilleure gestion du cheptel et une modification des pratiques d’alimentation.
Lien vers l'étude : https://bit.ly/3k3XJ4x (Lionel Changeur)